«Notre volonté de faire quelque chose est claire, notre volonté d’investir à l’ouest pour régler nos problèmes de transport en commun est claire», a réitéré le maire Maxime Pedneaud-Jobin mercredi.

Lien rapide vers l’ouest: pas d’urgence pour le conseil

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin, a fait quelques pas de côté, mercredi matin, en laissant entendre qu’il n’était peut-être plus nécessaire de forcer le conseil municipal à se positionner rapidement sur les grands principes et surtout le choix de la technologie pour le futur lien rapide de transport en commun vers l’ouest.

Cette volte-face contraste avec les propos tenus par le maire de Gatineau au lendemain des élections de novembre, alors qu’il affirmait que le conseil devait absolument se positionner avant les Fêtes afin d’envoyer un message clair aux gouvernements provincial et fédéral quant aux intentions de la Ville de Gatineau dans ce dossier. Au retour du congé de Noël, ce dernier laissait entendre que le choix du conseil pouvait encore attendre un peu, mais que cela devait se faire avant la fin du printemps, à temps pour inscrire le projet dans la liste que Québec transmettra au gouvernement fédéral. 

La volonté de la Ville de Gatineau de s’inscrire au programme fédéral d’infrastructures est toujours bien affirmée, et cela doit se faire avant l’été, mais une position claire du conseil semble moins pertinente et urgente qu’il y a quelques mois.  

«À Montréal, il y a la ligne rose, c’est une idée de campagne électorale, souligne M. Pedneaud-Jobin. Il n’y a pas d’étude, pas de montant et ça ne les empêchera pas de s’inscrire [au programme fédéral]. On est bien plus avancé que ça ici. À Québec, le Tramway de M. Labeaume, ils sont deux ans derrière nous en termes d’études et d’évaluation des besoins et de l’achalandage. Si eux n’ont pas besoin de donner plus de détails pour s’inscrire, est-ce que nous on a besoin d’en donner plus?»

Le maire Pedneaud-Jobin a précisé que les discussions avec le ministre des Transports du Québec, André Fortin, se poursuivaient afin de déterminer quelles sont les attentes du gouvernement envers Gatineau pour la suite des choses. «Notre volonté de faire quelque chose est claire, notre volonté d’investir à l’ouest pour régler nos problèmes de transport en commun est claire, a rappelé le maire. On discute avec Québec sur quelle résolution du conseil ils ont besoin. Si on n’a pas besoin de prendre un positionnement [d’ici l’été], on n’en prendra pas.»