Maxime Pedneaud-Jobin estime qu'un train léger agirait comme une attraction pour la clientèle du transport en commun.

Lien rapide vers l'ouest: «aux politiciens de choisir», insiste le maire

Que la Société de transport de l'Outaouais (STO) privilégie un système de transport sur rails ou par autobus pour le futur lien rapide vers l'ouest de la Ville ne change pas grand-chose aux yeux du maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin.
« Pour moi, c'est un choix politique, lance-t-il. Ce sont des politiciens qui doivent décider quelle technologie on prend. Nous, ce qu'on veut, c'est s'arrimer à Ottawa avec la même technologie. Notre position est claire à Action Gatineau, ça prend un train léger qui vient jusqu'à Aylmer. » Un train qui sera éventuellement arrimé avec celui d'Ottawa et qui donnera rapidement accès aux Gatinois à tous les secteurs de la Ville d'Ottawa.
Les résultats de l'étude d'opportunités réalisée par la STO, l'automne dernier, ne sont toujours pas connus. On sait déjà qu'une deuxième analyse, financée à grands frais par le gouvernement fédéral, sera faite au cours des prochains mois. Sans s'avancer sur les conclusions du document dont la publication est reportée depuis janvier dernier, le maire précise que « le ministère des Transports du Québec fait des études en fonction de la réalité québécoise, alors que nous on est dans une réalité un peu plus compliquée que ça à cause de la présence d'Ottawa ». 
Le maire sortant affirme que Gatineau ne doit pas perdre de temps si elle souhaite pouvoir bénéficier du généreux financement fédéral prévu en transport au cours des dix prochaines années. Et selon lui, Aylmer sera pour la Ville de Gatineau le « très grand enjeu des prochaines années » en matière de transport. 
« Il faut déposer assez rapidement un projet à Ottawa, indique le maire. Il ne faut pas que ça prenne plus de deux ans. » Il convient qu'un train léger est une technologie plus chère à construire qu'un système conventionnel d'autobus, mais il ajoute qu'il y a des économies à faire en matière d'opération. « Ottawa l'a prouvé, dit-il. Et les dépenses en opération, c'est la Ville qui les a sur les épaules. »
Le chef d'Action Gatineau ajoute qu'un train léger agirait comme une attraction pour la clientèle du transport en commun. « Des gens qui ne considéraient jamais prendre l'autobus vont prendre le train et pour moi c'est un facteur important », dit-il.