«L'absence de vocation, le vieillissement et la diminution du nombre de religieuses ont eu pour conséquence la fermeture progressive» du monastère de la congrégation des Servantes de Jésus-Marie, au centre-ville de Gatineau. Les religieuses ont récemment accepté une offre d'achat pour leur immeuble.

L'heure du départ approche pour les Servantes de Jésus-Marie

Le déménagement de la congrégation des Servantes de Jésus-Marie de leur couvent au centre-ville de Gatineau vers un autre immeuble semble de plus en plus imminent, les religieuses ayant accepté une offre d'achat pour leur immeuble situé sur la rue Laurier.
La congrégation avait entrepris il y a quatre ans un processus de réflexion sur l'avenir de la communauté dans le couvent actuel. Il est l'unique monastère de la congrégation. Quelque 43 religieuses y vivent, dont une vingtaine à l'étage de l'infirmerie.
La communauté a donc pris la décision de vendre son couvent et de se reloger dans un bâtiment plus adapté à ses besoins et à sa mission 
« Cette décision était rendue nécessaire en raison de la réalité à laquelle la communauté est confrontée, comme plusieurs autres communautés religieuses », indique un communiqué signé par la mère-servante générale, Soeur Marie-du-Bon-Pasteur.
« L'absence de vocation, le vieillissement et la diminution du nombre de religieuses ont eu pour conséquence la fermeture progressive, au cours des dernières années, des différents monastères que les Servantes de Jésus-Marie avaient fondés ailleurs au Québec, comme à Rimouski et Rouyn-Noranda », a-t-elle précisé.
La communauté religieuse a entamé l'étude de diverses options pour un nouvel emplacement sur le territoire de l'archidiocèse de Gatineau, dans l'éventualité que la transaction se conclue.  On a procédé à l'exhumation des corps qui reposaient dans la crypte. À la fin de juin, toutes les défuntes - au nombre de 119 - et le fondateur des Servantes de Jésus-Marie, le prêtre Alexis-Louis Mangin, ont été inhumés au cimetière Notre-Dame, à Gatineau.
La communauté a refusé d'identifier l'acheteur potentiel de l'immeuble tant que les derniers détails de la transaction n'auront pas été ficelés.