L'état de la chaussée du boulevard Saint-Joseph laisse à désirer sur le tronçon entre Saint-Raymond et des Allumettières.

Les trois pires routes de l'Outaouais, à Gatineau

Le boulevard Saint-Joseph, le chemin Pagé et le chemin Saint-Thomas, trois axes routiers situés sur le territoire de Gatineau, ont une réputation peu enviable. À la suite d'un sondage auprès du public, ils se retrouvent au palmarès des pires routes de la région dressé par CAA-Québec. 
Publié mardi pour une troisième année consécutive et établi à partir des quelque 10 000 signalements et commentaires de ses usagers de la route, y compris les cyclistes et piétons, le classement permet de conclure que ces trois routes sont parmi les plus endommagées en Outaouais. 
Plus exactement, les citoyens de la région ont indiqué que l'état de la chaussée du boulevard Saint-Joseph laissait fortement à désirer sur le tronçon compris entre les boulevards Saint-Raymond et des Allumettières. En ce qui concerne le chemin Pagé, dans le secteur Buckingham, il fait rager les gens sur toute sa longueur entre le chemin Lépine et la route 148, particulièrement non loin de l'intersection du chemin Linda. Et c'est sur la portion comprise entre les boulevards Larosse et Lorrain que le chemin Saint-Thomas, dans le secteur Gatineau, n'impressionne guère les usagers de la route.
La pire au Québec
Selon le palmarès, la pire route de la province est le chemin Kilmar, à Grenville-sur-la-Rouge, un chemin rural situé à quelques kilomètres à peine de la frontière séparant les Laurentides de l'Outaouais. Le chemin Newton, à Mascouche, ainsi que le boulevard Gouin Est, à Montréal, complètent le top 3 québécois. 
Si aucune route de la région ne figure au top 10 provincial, cela ne signifie pas pour autant que l'on peut se vanter d'avoir un réseau routier en très bon état, au contraire. 
« La problématique se retrouve à l'échelle de la province. L'exercice n'est pas scientifique et sert à offrir une voix aux usagers de la route. Ça représente le suffrage, c'est-à-dire que plus les gens sont militants et votent pour leurs routes brisées, plus il y a de chances qu'elles se retrouvent au palmarès. C'est la seule initiative qui permet aux gens de signaler aux autorités quelles routes doivent être réparées, car ils ne peuvent pas prendre le téléphone et appeler le ministre des Transports (Laurent Lessard) pour lui dire directement », explique la porte-parole de CAA-Québec, Annie Gauthier. 
Selon elle, le MTQ et les municipalités accueillent souvent avec ouverture les résultats de ce sondage.
« Quand le palmarès est dévoilé, on s'assure d'envoyer une lettre aux autorités en ce qui concerne les dix pires routes de la province et on fait ensuite un suivi six mois plus tard. Dans la majorité des cas, il y a une annonce d'investissements ou des réparations ponctuelles. Et si rien n'est fait, les gens se font un devoir de voter de nouveau l'année suivante », mentionne Mme Gauthier.