Maxime Pedneaud-Jobin écoute le témoignage d'une citoyenne.

Les refoulements d’égouts, une priorité pour Gatineau

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a promis à quelque 140 citoyens dont les maisons ont été inondées par des refoulements d’égouts lors de pluies diluviennes que leur dossier est une priorité pour la Ville.

Le maire Pedneaud-Jobin s’est présenté dimanche soir en compagnie de plusieurs conseillers municipaux à une assemblée citoyenne dans le quartier Bellevue afin d’écouter les doléances des victimes de ces inondations lors des averses intenses du 30 octobre 2017 et du 25 juillet 2018.

« C’est sûr que ma maison est sèche, mais nous avons vu assez de souffrance pour comprendre à quel point cet enjeu-là est sérieux pour vous autres », a indiqué M. Pedneaud-Jobin, faisant aussi référence aux sinistrés des inondations du printemps 2017.

Une rencontre de travail entre des élus et des services municipaux sur la situation doit avoir lieu mardi. Le comité exécutif de la Ville doit aussi discuter du dossier mercredi.

Le conseiller municipal du district de Bellevue, Pierre Lanthier (à droite) s’entretient avec l’organisateur de la réunion, Samuel Roy.

M. Pedneaud-Jobin n’avait pas de solutions concrètes à offrir dimanche soir pour régler la situation des sinistrés devant lui, mais il a indiqué que des mesures à court terme peuvent être prises pour réduire certains risques avant que des solutions et un plan d’action soient proposés à moyen terme.

« Nous voulons avoir assez d’information pour commencer à prendre des décisions à long terme pour le budget qui sera adopté au mois de décembre », a-t-il indiqué, prévenant toutefois les gens que les travaux « très lourds » d’infrastructures pourraient prendre des années.

Émotions
Il existe de nombreuses causes qui expliquent les refoulements d’égouts selon les secteurs, comme des fossés mal entretenus, des clapets défectueux ou inefficaces et un réseau d’aqueduc surchargé en raison de l’importante quantité de résidences qu’il dessert.

Les citoyens exaspérés par les inondations à répétition de leur sous-sol ont été nombreux à vouloir raconter leurs déboires. Certains ont réclamé de la Ville qu’elle cesse d’investir dans les pistes cyclables et qu’elle redirige l’argent dans les mesures d’atténuation des risques d’inondation.

« On ne dort pas la nuit. Notre sous-sol est complètement défait. Des machines fonctionnent, a raconté un sinistré. Demain (lundi), s’il y a de la pluie à Gatineau, on n’a pas la conscience tranquille lorsqu’on part travailler ».

« J’ai l’impression de vivre un enfer. Nous avons acheté notre maison il y a un an et demi, et on a eu deux inondations », a continué l’homme, précisant que ces dégâts coûtent des milliers de dollars.

La réunion a été houleuse à quelques reprises en raison des émotions et parce que les citoyens s’attendaient à obtenir des réponses immédiates sur ce qu’entendait faire la Ville.

L’organisateur du mouvement citoyen des victimes de refoulements d’égouts du district de Bellevue, Samuel Roy, a indiqué que plus de 600 avis de réclamation de sinistrés d’inondations à Gatineau ont été envoyés à la Ville.