«La question qui m'est venue en tête en lisant mon journal ce matin, c'est: \"Est-ce que les Olympiques veulent vraiment sauver les Olympiques?\"», a dit le maire de Gatineau.

Les Olympiques doivent faire «un effort», dit Pedneaud-Jobin

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a été estomaqué en apprenant vendredi matin, dans LeDroit, que les Olympiques menacent de quitter si leur futur aréna n'est pas financé à 100% par des fonds publics.
«La question qui m'est venue en tête en lisant mon journal ce matin, c'est: "Est-ce que les Olympiques veulent vraiment sauver les Olympiques?"», a dit le maire.
«Ce qui est demandé c'est que la facture soit payée à 100% par les contribuables et 0% par le privé ou les Olympiques eux-mêmes. Nous, on fait notre travail. On a mis un montant sur la table, nous sommes prêts à discuter. Nous ne voulons pas que les Olympiques partent. Les Olympiques disent qu'ils ne veulent pas partir, mais ils ne mettent par une cenne sur la table. Pour l'instant, les seuls qui sont prêts à investir c'est la Ville de Gatineau et le gouvernement du Québec. Pour moi, il y a un problème là.»
Le maire de Gatineau dit souhaiter que la sortie publique du président du comité de sauvegarde des Olympiques, Norman MacMillan, ne soit qu'une «stratégie de communication». M. Pedneaud-Jobin n'a pas l'intention de fléchir sur sa position face aux menaces de départ du club de hockey.
«Si ça reste comme ça, si ce sont les contribuables qui doivent assumer 100% de la facture, je vais être extrêmement difficile à convaincre, dit-il. Ça n'a pas de bon sens.»
Une ouverture
Le maire de Gatineau a tout de même ouvert la porte à participer financièrement à la construction d'un complexe sportif à l'intérieur duquel les Olympiques y trouveraient leur compte. «Nos conditions sont claires, a rappelé le maire Pedneaud-Jobin. Ça ne doit pas se construire sur le site actuel et nous sommes prêts à mettre 1,2 million $ annuellement pour louer du temps de glace. Est-ce que ça peut être quelque chose de plus vaste qui fait que la participation de la ville peut être diversifiée ? Nous sommes ouverts.»
Cependant, si M. MacMillan se présente devant le maire, dans une semaine, avec un plan où seuls les fonds publics seront mis à contribution, il fera face à une fin de non-recevoir. «La chose que je ne veux pas entendre c'est que ce sont les contribuables qui doivent assumer 100% de la facture. Que les Olympiques fassent un effort parce que là, présentement, il n'y a que le public qui fait des efforts.»