Sylvie Goneau croit avoir le « leadership nécessaire » pour mener le projet à terme et convaincre la classe politique régionale du bien-fondé de celui-ci.

Les études de circulation à Gatineau remises en question

Des élus membres du comité consultatif d'urbanisme (CCU), ont remis en question, mardi, la validité des études de circulation sur laquelle l'administration se base, en partie, pour recommander des projets de développement domiciliaire.
« La vie est souvent belle dans nos rapports de circulation, mais dans les faits, c'est rarement le cas et une fois que les logements sont construits on se rend compte des impacts négatifs réels sur les citoyens », a lancé la conseillère Sylvie Goneau. 
Cette dernière a eu l'appui du président du CCU, Richard Bégin, qui a lui aussi mis en doute la validité de ces études. « Les entrepreneurs nous fournissent leurs propres rapports qui sont toujours réalisés par les mêmes consultants, a-t-il indiqué. Il est normal que les études de circulation qu'on nous donne soient toujours favorables aux projets des entrepreneurs. »
C'est pour des raisons liées à l'augmentation de la circulation dans le secteur Aylmer que les élus ont rejeté à 11 contre 8 une recommandation de l'administration qui visait à autoriser la construction de 208 unités de logement dans des édifices de huit étages dans l'impasse Lady-Colborne. Le zonage actuel permettait déjà la construction de 144 unités de logement dans des édifices de six étages. « C'est la quatrième fois que le promoteur demande d'augmenter la densité de son projet, a rappelé M. Bégin. Nous avons accepté lors des trois premières fois, mais là, ça va trop loin. La crainte des citoyens du secteur est justifiée. »
Le conseiller Mike Duggan a rappelé que le chemin Lucerne et le chemin d'Aylmer sont déjà très achalandés lors des heures de pointe. « Les citoyens ne sont pas prêts à accepter un projet de cette densité dans le secteur », a-t-il ajouté.
Des moustiques et des taxes
Près de 21 000 contribuables du secteur Gatineau verront leur compte de taxes municipales diminuer l'an prochain. De nouvelles exigences du ministère de la Faune empêchent maintenant l'épandage de biopesticide dans les milieux humides pour contrôler la prolifération de moustiques. Ces nouvelles règles ont fait passer la facture pour l'année 2017 de 352 000 $ à 236 000 $. Afin d'être équitable envers les citoyens du secteur qui paient une « taxe moustique », la Ville offrira un crédit de 5,57 $ sur le prochain compte de taxes des contribuables concernés.
Retour sur le salaire des élus
Le conseil municipal de Gatineau est de nouveau revenu sur le vote du 29 août dernier devant fixer la rémunération des élus pour le prochain mandat. Une mauvaise compréhension de la nouvelle loi sur l'autonomie municipale lors du premier vote a forcé le conseil à reprendre la procédure du début. Le conseil a adopté à 10 contre 9, mardi, l'avis de présentation qui mènera à un nouveau vote officiel sur ce dossier lors du prochain conseil municipal, le 3 octobre prochain. La nouvelle mouture doit réduire les écarts de rémunération entre les conseillers municipaux.
Gatineau veut intégrer l'Ombudsman à ses comités
La Ville de Gatineau évaluera, d'ici le prochain conseil municipal, au début octobre, la légalité d'intégrer le Bureau de l'Ombudsman de Gatineau (BOG) à la nouvelle structure des comités et commissions qui sera mise en place lors du prochain mandat. La Ville souhaite que le comité de vérification soit responsable des liens entre le BOG et le conseil municipal. Actuellement, cette responsabilité incombe au président du conseil, Daniel Champagne. L'encadrement légal du comité de vérification est cependant dicté par la Loi sur les cités et villes.