Les participants ont créé des plans d'affaires lors de l'activité.

Les esprits créatifs imaginent de nouvelles entreprises

La création de nouvelles entreprises afin de diversifier l'économie de l'Outaouais est une forte préoccupation tant chez les politiciens que chez les gens d'affaires de la région. Le Startup Weekend Gatineau-Outaouais espère faire partie de la solution.
De vendredi à dimanche, les organisateurs de cet événement se donnaient la mission de créer de nouvelles entreprises. Entourées d'une armée de professionnels et de mentors, des dizaines de personnes devaient cibler une idée et bâtir un plan d'affaires viable pour que cette idée puisse un jour devenir une entreprise.
«Généralement, six mois après ce week-end, 50% des participants continuent de travailler sur leur projet et après 10 à 12 mois, 15% réussissent à créer une entreprise», souligne Sergio Escobar, facilitateur et organisateur du Startup Weekend Gatineau Outaouais.
Réseau social
Les gagnants de la première édition gatinoise de ce concept né au Babson College du Massachusetts, Gabriel Hamelin, Valentin Hascoet et Clément Lidar, espèrent qu'ils seront de ceux qui réussiront à concrétiser leur projet.
Leur projet «I'm here», un réseau social qui mise sur la géolocalisation, pourrait facilement être exporté s'il se concrétise, croit M. Hascoet.
«Moi et mon ami Clément sommes des étudiants français en échange à l'Université du Québec en Outaouais.»
Étudiants en commerce, les trois jeunes hommes se sont lancés dans l'aventure avec l'espoir d'apprendre et en se disant qu'ils n'avaient rien à perdre.
Selon M. Escobar, c'est souvent avec ce type d'attitude que les participants se présentent aux différents Startups Weekend. Bien souvent, ils sortent de cette expérience avec une crainte beaucoup plus faible du milieu des affaires.
Dans une région où la fonction publique prend beaucoup de place, le facilitateur croit que ce sentiment est encore plus répandu.
«Tu peux avoir une bonne carrière avec une retraite assurée. Celui qui se lance en affaire est considéré comme fou! Cette impression se transmet de génération en génération. Il faut créer un environnement favorable où ces craintes disparaissent.»