Le Conseil municipal de Gatineau

Les élus de Gatineau en lac-à-l’épaule

L’heure des discussions dans le blanc des yeux approche au conseil municipal de Gatineau. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a confirmé, mercredi, qu’une retraite fermée est actuellement en préparation afin de permettre aux élus de s’entendre sur certains dossiers litigieux, notamment l’instauration d’une «nouvelle gouvernance» à la Ville de Gatineau.

Le maire dit être toujours à la recherche d’une date pour la tenue de ce lac-à-l’épaule. Il n’a pas précisé si cela aurait lieu avant l’étude du budget en novembre. Le président du conseil, Daniel Champagne, a dit vivement souhaiter que cela se fasse avant 2019.

«La gouvernance est un enjeu important, a affirmé le maire. Si on change les processus démocratiques auxquels nous sommes habitués, il faut s’entendre sur ce qu’on fait, et quel problème on veut régler.»

M. Champagne a précisé que ce sera l’occasion pour les élus de vider des questions qui retiennent de plus en plus d’attention au conseil depuis le début du mandat. «On se questionne sur le rôle de l’administration, des élus, des commissions et comités, ainsi que de leurs présidents, dit-il. Qu’est-ce qui doit être public ou à huis clos? Tout ça sera sur la table et nous mènera à un nouveau modèle de gouvernance pour Gatineau. Le conseil devra l’adopter.»

Le président du conseil a réitéré la volonté du maire de donner des lettres de mandat aux présidents des comités et commissions. «Elles seront importantes, dit M. Champagne. Elles vont définir les attentes du conseil. J’aurais souhaité que ça se fasse plus rapidement, mais ç’a été plus compliqué que prévu pour plein de raisons.»

La conseillère Audrey Bureau ne cache pas son appréhension par rapport à cette nouvelle gouvernance que souhaite implanter le maire Pedneaud-Jobin. «On tente déjà de nous l’imposer avant même qu’elle soit adoptée, lance-t-elle. On aura beaucoup de choses à se dire. Mais il faut aussi discuter de tout ce qui s’est passé aux infrastructures et cela ne pourra pas attendre le lac-à-l’épaule du maire. Ça presse. Le point doit être fait avec les élus. Il faut nous donner le diagnostic de ce qui s’est passé rapidement parce qu’il y a des problèmes à résoudre maintenant.»