Les dernières négociations avec les cols bleus s’étaient étirées pendant près de trois ans.

Les cols bleus veulent du renfort

La paix syndicale totale dont bénéficiait la Ville de Gatineau depuis la signature de la convention collective des cols blancs, en juin dernier, aura été de courte durée. Un nouveau cycle de négociations vient de s’enclencher. Les cols bleus sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre dernier.

Les dernières négociations avec les cols bleus s’étaient étirées pendant près de trois ans. L’entente signée en mai 2016 couvrait la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2018.

L’enjeu des régimes de retraite et celui de l’organisation du travail avaient été au centre de discussions. Le président du syndicat des cols bleus de Gatineau, Denis Savard, précise que bien des choses restent à régler dans l’organisation du travail, notamment pour les équipes de déneigement.

Il ajoute toutefois que l’enjeu de la pénurie de la main-d’œuvre aura un impact sur le prochain contrat de travail.

Pour l’instant, aucun calendrier de négociation n’a encore été confirmé. Le syndicat dit avoir son mandat de négociation en main.

Le service des communications de la Ville affirme qu’il « est trop tôt dans le processus pour être en mesure de donner des détails ». M. Savard soutient pour sa part que les représentants de la Ville à la table des négociations doivent encore faire valider leur mandat par les instances municipales.

« On attend ça depuis novembre », dit-il.

Le syndicat des cols bleus s’attend à devoir trimer dur pour obtenir des augmentations salariales plus élevées que les 2 % offerts à tous les autres groupes d’employés pour les prochaines années.

La création de nouveaux postes sera cependant au centre des revendications.

« On demandait la création de 100 postes lors de la dernière négociation, précise M. Savard. La Ville a plutôt transformé des postes temporaires pour créer 45 postes permanents. Ç’a aidé, mais le déséquilibre entre les quarts de travail de nuit et de jour pour le déneigement existe toujours. Nous sommes toujours en équipes réduites. Ça touche surtout les mécaniciens, les journaliers et les opérateurs de machinerie. On sera très certainement en demande pour de la création de postes. On souhaite aussi pouvoir rapatrier à l’interne des tâches que la Ville fait réaliser par l’entreprise privée. »

Guertin

Le président du syndicat des cols bleus rappelle, par ailleurs, que la Ville s’était engagée, lors de l’annonce du projet du futur Guertin, à former un comité pour étudier la réaffectation des employés touchés par le passage au privé des arénas municipaux. « Ce comité n’a jamais été mis sur pied, dit-il. On n’a aucune nouvelle de ça. On se questionne. Ce comité devait permettre d’évaluer le transfert à l’interne de dizaines d’employés dans des postes à valeur ajoutée. »