Les cols bleus gatinois prêts à être évalués

Les cols bleus de Gatineau ne craignent pas d'être sous la loupe d'experts comptables qui auront comme mandat d'évaluer leur rendement.
La Ville a commandé une étude visant à savoir si certaines activités du Service des travaux publics coûteraient moins cher si elles étaient réalisées par des sous-traitants.
Le président du Syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau «voit d'un bon oeil» l'examen des activités de ses membres, même s'il convient que cela peut être «stressant».
«On est quand même confiant qu'on fait du bon travail. On le sait qu'on peut s'améliorer», affirme Denis Savard, qui compte profiter de l'occasion pour démontrer que les cols bleus ont souvent sous la main de l'équipement désuet.
Les experts de la firme comptable viendraient s'ajouter aux «quatre ou cinq personnes» qui ont déjà été embauchées par la Ville dans la dernière année dans le but d'aider les cols bleus à améliorer leurs façons de faire.
La Ville cherchera à savoir combien coûtent aux contribuables le déneigement, l'entretien des arénas et la tonte du gazon, par exemple.
La firme d'évaluateurs comptables aura aussi la mission d'offrir une comparaison avec d'autres villes et paliers de gouvernements.
«On va aussi comparer avec ce qui se fait ailleurs, pour pouvoir évaluer les coûts, et voir comment on peut offrir le meilleur service au meilleur coût», affirme le directeur des communications de la Ville, Jean Boileau.
«Ensuite ça va être de voir si on peut redistribuer le travail à l'intérieur (de l'administration municipale) ou sinon de faire appel à des entrepreneurs privés.»
Le syndicat, qui était au courant de la démarche, aura quatre mois pour ajuster le tir suivant la remise du rapport.
M. Savard croit que dans de nombreux domaines, le rendement des cols bleus sera supérieur à celui du secteur privé. Il compte d'ailleurs tenter de rapatrier certains travaux, comme le marquage des routes, à l'interne.