Le président du syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau, Denis Savard, croit que les élus essaient d'apeurer la population en brandissant la menace de hausse de taxes.

Les cols bleus de Gatineau en grève mercredi prochain

Les cols bleus de la Ville de Gatineau déclencheront une grève de 24 heures mercredi prochain pour dénoncer le projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Il s'agira d'une première historique pour Gatineau et ses anciennes villes fusionnées.
La grève n'est à ce point pas dans l'ADN des cols bleus gatinois que les recherches pour trouver des antécédents quant aux services essentiels à assurer n'ont mené à rien. Cet aspect a dû être négocié à pied levé avec la Ville au cours des derniers jours, a indiqué le président du syndicat des cols bleus, Denis Savard.
Cette journée de grève se tiendra dans le cadre du « grand dérangement » auquel sont conviés plusieurs syndicats, le 26 novembre prochain, à la grandeur de la province. Cela aura évidemment un impact important sur les services municipaux cette journée-là.
Les arénas de Gatineau seront tous fermés. Les activités sportives à l'école secondaire Hormisdas-Gamelin seront aussi annulées, notamment l'unigym et le volley-ball libre. Le centre aquatique Paul-Pelletier d'Aylmer sera lui aussi fermé.
« Nous allons assurer les services essentiels, a toutefois insisté M. Savard. S'il devait y avoir une tempête de neige, nos équipes seront au travail comme en temps normal. Nous ne mettrons pas en danger la sécurité des citoyens. Les services essentiels liés à l'eau potable, aux eaux usées et aux déchets seront assurés. »
M. Savard ajoute que la journée de grève déclenchée par ses membres vise spécifiquement le gouvernement de Philippe Couillard - et non pas la Ville de Gatineau, avec qui les négociations sur les éléments normatifs de la convention se poursuivent et avec qui les communications demeurent très bonnes.
« Les modifications aux régimes de retraite auront toutefois un impact financier important sur notre négociation, ajoute le président du syndicat. Ce n'est pas vrai que l'employeur pourra sabrer dans nos régimes de retraite sans nous offrir une compensation monétaire. »