Le syndicat des cols blancs de Gatineau a choisi le Syndicat canadien de la fonction publique.

Les cols blancs de Gatineau choisissent le SCFP

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) vient de déposer une requête en accréditation pour que le Syndicat des cols blancs de Gatineau joigne ses rangs.
Dans un communiqué diffusé lundi matin, le SCFP annonce qu'« après un blitz de signature de cartes d'adhésion syndicale », une « majorité » des cols blancs oeuvrant pour la Ville de Gatineau a choisi de s'affilier au SCFP.
La grogne était palpable depuis un certain temps au sein de l'exécutif du syndicat, ses membres ne s'entendant pas sur l'avenue à emprunter pour l'avenir. Le président du Syndicat des cols blancs de Gatineau, Marc Demers, était de ceux qui prônaient l'adhésion au SCFP. D'autres membres de l'exécutif souhaitaient que le syndicat reste indépendant, tandis que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) courtisait elle aussi les membres du syndicat, qui était indépendant depuis sa création lors de la fusion municipale. La CSN prévoit d'ailleurs réagir, en fin de journée lundi, à la demande d'accréditation présentée par le SCFP.
Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2014, les cols blancs de Gatineau ont voté pour d'un mandat de grève dans une proportion de 90,5 % en juillet.
« Contretemps électoral »
Le syndicat a par ailleurs récemment appris que la direction des ressources humaines de la Ville doit « faire le point avec les autorités municipales » pour la suite du processus devant mener au renouvellement de la convention collective. « Or, considérant que le comité plénier fait relâche pour la période électorale, nous ne serons en mesure de rencontrer le conseil municipal qu'une fois que celui-ci aura été élu », précise le directeur adjoint aux ressources humaines, Marc Voyer, dans une lettre adressée à Marc Demers.
« Malgré ce contretemps dû à la période électorale, nous sommes d'avis qu'il serait souhaitable de poursuivre les négociations afin de clarifier mutuellement nos positions, de poursuivre les discussions sur les clauses encore en suspens et, idéalement, de convenir d'une entente de principe à présenter à nos mandants respectifs dans un délai acceptable pour les deux parties », poursuit M. Voyer.