Le tarif hebdomadaire pour 2017 a été maintenu pour les camps de jour sans service de garde, mais il a grimpé à 100 $ par semaine pour les enfants qui doivent utiliser ce service.

«Les camps de jour font partie des services de base»

Contrairement à ce qu'ont proposé certains de ses adversaires, le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pour sa part aucunement l'intention de couper dans le financement des camps de jour pour dégager des économies. Au contraire, il souhaite en améliorer l'accès dans les secteurs où la demande est plus forte et se dit prêt à y investir plus d'argent si ça devient une nécessité.
L'équipe de M. Pedneaud-Jobin a aussi précisé au Droit qu'Action Gatineau n'avait pas l'intention d'augmenter la tarification pour l'inscription aux camps de jour lors du prochain mandat. En 2016, les prix ont été augmentés de 10 $ par semaine pour atteindre 45 $ sans service de garde, et 55 $ avec service de garde. Le tarif hebdomadaire pour 2017 a été maintenu pour les camps de jour sans service de garde, mais il a grimpé à 100 $ par semaine pour les enfants qui doivent utiliser ce service. Ce prix demeure tout de même très en deçà des tarifs offerts par les camps de jour privés. La Ville de Gatineau dépense près de 2,5 millions $ par année pour offrir des camps de jour sur son territoire.
«Pour nous, les camps de jour font partie des services de base des municipalités, a insisté le maire sortant. Il faut préserver ça pour les familles.»
Les adversaires du maire sortant, Denis Tassé et Sylvie Goneau, ont chacun leur tour, au cours du dernier mandat, remis en question le bien-fondé de la dépense municipale pour maintenir les camps de jour. Ils n'ont pas donné suite, hier, à la demande d'entrevue du Droit
Le candidat à la mairie, Clément Bélanger, se dit pour sa part d'accord avec le principe d'utilisateur-payeur. «La Ville doit continuer d'offrir des camps de jour, mais ceux qui ont les moyens devraient payer un peu plus, dit-il. Et il y aura toujours une solution pour s'assurer que les familles à faible revenu n'aient pas à débourser plus pour y avoir accès.» M. Bélanger entend présenter un cadre financier qui offrirait une réduction de la pression fiscale qui pèse sur les épaules des contribuables gatinois. Le principe d'utilisateur-payeur et la tarification pour les services municipaux auront un rôle à jouer, dit-il, dans l'atteinte de cet objectif dont les détails doivent être connus d'ici deux semaines.