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Espaces de travail et postes internet offerts à la bibliothèque Donald-Charron, située dans le Plateau.
Espaces de travail et postes internet offerts à la bibliothèque Donald-Charron, située dans le Plateau.

Les bibliothèques de Gatineau ouvrent leurs portes aux étudiants

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Les élèves et étudiants ont de nouveau accès aux postes Internet et aux espaces de travail dans les bibliothèques de Gatineau.

Depuis lundi, tous les étudiants de plus de 16 ans ayant une preuve de fréquentation scolaire peuvent entrer dans les bibliothèques. Les jeunes de moins de 16 ans n’ont besoin d’aucune preuve à l’appui puisqu’ils sont automatiquement aux études. 

La cheffe de la section bibliothèque au service des arts de la Ville de Gatineau, Jasmine Bouchard, précise qu’ils ont accès aux ordinateurs, aux espaces de travail et aux salles d’étude. L’accès aux rayons de livres demeure toutefois interdit. Les prêts doivent continuer de se faire aux comptoirs des bibliothèques, sans contact, comme pour le reste de la population. Le port du masque sera exigé en tout temps. Il ne sera donc pas permis de boire ou de manger à l’intérieur de la bibliothèque.


« Les jeunes sont une partie importante de notre clientèle et nous sommes très sensibles à leur besoin d’accéder à internet dans le cadre de leurs études. »
Jasmine Bouchard, cheffe de la section bibliothèque au service des arts de la Ville de Gatineau

«Le premier ministre a donné le choix aux municipalités de donner ou non l’accès aux postes de travail pour les étudiants et nous avons décidé de le faire, explique Mme Bouchard. Les jeunes sont une partie importante de notre clientèle et nous sommes très sensibles à leur besoin d’accéder à internet dans le cadre de leurs études. C’est un service essentiel. Gatineau est un centre urbain important, avec des cégeps et des universités. On sert une communauté étudiante importante. Je pense qu’on se devait de la faire. On comprend aussi que l’accès à Internet est un besoin pour la population en général. Il y a eu des échanges à ce sujet entre Québec et les associations de bibliothèques, mais il n’y a actuellement aucun signal du gouvernement pour autoriser le reste de la clientèle.»

Places limitées

Les directives de distanciation limitent toutefois l’accès aux postes informatiques qui sont souvent trop rapprochés les uns des autres. Il n’est pas nécessaire pour l’instant de réserver une place ou une case horaire. C’est premier arrivé, premier servi, mais cette mesure pourrait être réévaluée au cours des prochaines semaines si l’achalandage devenait trop important. Les sessions internet sont d’une durée maximale de trois heures, s’il n’y a pas d’attente. «Nous avons mis cette limite à trois heures parce que les cours au cégep sont régulièrement de cette durée», ajoute Mme Bouchard. 

Les élèves de moins de 16 ans peuvent être accompagnés d’un parent. «Il faut bien comprendre qu’on n’invite pas les familles à venir en grand nombre, insiste Mme Bouchard. Ce n’est pas du tout l’esprit de la mesure qu’on met en place. Mais disons qu’un enfant de dix ans a besoin de faire une recherche sur internet et qu’il n’a pas d’accès à la maison, il pourra être accompagné d’un parent. L’idée est vraiment de contribuer à l’éducation des jeunes et c’est pour ça qu’on permet cette exception.»


Bibliothèque Guy-Sanche

La capacité d’accueil variera d’une bibliothèque à l’autre. Les plus grandes comme Guy-Sanche, à Gatineau, pourront accueillir une vingtaine de personnes à la fois, tandis que pour les plus petites comme Riviera ou Jean-Lorrain, la capacité ne dépassera pas cinq personnes. Les bibliothèques Aurélien-Doucet, sur le boulevard Mont-Bleu et Donald-Charron, dans le Plateau, proposent le prêt d’ordinateurs portables, ce qui permettra d’augmenter la capacité de postes internet à l’intérieur de l’établissement. L’ensemble des détails sera publié sous peu sur le site internet de la Bibliothèque de Gatineau.