L’objectif de la Ville est avant tout de rendre l’intersection du pont plus conviviale et sécuritaire pour les piétons et les cyclistes.

L’enjeu du pont des Chaudières

Le pont des Chaudières deviendra le plus accueillant de toute la région pour les piétons et les cyclistes une fois qu’il aura été réaménagé pour s’intégrer au projet Zibi.

Le président de Zibi, Jeff Westeinde, trouve le moyen d’en rire un peu, mais on sent que des discussions à propos de ce pont qui doivent impliquer les villes de Gatineau et d’Ottawa, les deux gouvernements provinciaux, le fédéral et la Commission de la capitale nationale n’ont rien d’une sinécure.

« On a discuté avec tout le monde, vraiment tout le monde à propos de ce pont, dit-il. Nous comptons ajouter un gros trottoir et une piste cyclable au pont. Il y aura toujours une voie dans chaque direction pour la circulation automobile et les véhicules lourds. Nous ajouterons des dégagements pour tourner et pour les autobus. »

Les villes d’Ottawa et Gatineau devront, pour leur part, réaménager les intersections aux sorties du pont. « On a une solution finale approuvée à Ottawa, mais pas à Gatineau, note le président de Zibi. Il y a encore du travail à faire du côté du Québec. »

En 2016, Le Droit révélait que la Ville de Gatineau entrevoyait des travaux importants estimés à prés de 2 millions $ à l’angle des rues Eddy et Laurier. L’objectif de la Ville est avant tout de rendre l’intersection plus conviviale et sécuritaire pour les piétons et les cyclistes. Ces travaux doivent s’insérer dans un chantier beaucoup plus large qui consistera à faire le reprofilage entier de la rue Laurier dans ce secteur afin d’éviter que l’artère devienne une barrière entre Zibi et le reste du centre-ville de Gatineau.

Aucun échéancier clair n’a encore été communiqué par la Ville de Gatineau à ce sujet. Par ailleurs, le projet préliminaire de train léger présenté par le maire Maxime Pedneaud-Jobin prévoit le passage du train à cette intersection de la rue Laurier. Le train doit traverser à Ottawa un peu plus loin, par le pont Alexandra. L’infrastructure centenaire est actuellement en analyse par le gouvernement fédéral. Son remplacement n’est pas écarté.

Un legs pour célébrer le patrimoine gatinois

Dream/Theia garde la vive intention d’intégrer les vieux bâtiments industriels de pierre au reste du projet Zibi, mais certains de ces immeubles présentent des problèmes énormes de structure qui devront être surmontés, note Jeff Westeinde.

Ce dernier affirme être en discussion avec le gouvernement du Québec pour voir ce qui peut être fait. « Nous souhaitons une utilisation publique de ces immeubles, dit-il. On veut qu’ils deviennent une célébration du Québec et de Gatineau et qu’ils agissent comme porte d’entrée dans la ville. »

La plupart des bâtiments de pierre ont été construits après le feu de 1882 qui a ravagé les installations d’E.B. Eddy. Ils ont été endommagés par le Grand Feu de Hull, en avril 1900, mais les murs de pierre sont demeurés debout.

Au fil des décennies, ces édifices ont abrité une forge, un moulin à planer, des entrepôts, un mélangeur et des bureaux administratifs.