MAxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

L’enjeu des seuils «un peu artificiel», dit Pedneaud-Jobin

Le débat sur les seuils d’immigration qui teinte la présente campagne électorale au Québec est «un peu artificiel», croit le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Selon lui, le véritable enjeu c’est la pénurie de main-d’oeuvre.

«Notre ville et nos entreprises manquent de monde, a-t-il lancé, mercredi, au terme de la rencontre du comité exécutif. Les réponses que les partis doivent donner ne sont pas tellement sur les seuils [d’immigration], mais sur comment nous faisons pour avoir du monde dans nos entreprises et nos institutions.»

M. Pedneaud-Jobin n’a pas voulu trop s’étendre sur la façon dont les principaux partis mènent le débat sur l’immigration présentement. «Je ne vais pas analyser ce que les différents partis font de cet enjeu, mais du point de vue de Gatineau, vraiment, notre principal problème économique est devenu la pénurie de la main-d’oeuvre», a-t-il dit.

Le maire de Gatineau croit que cet enjeu nécessite un vaste plan d’action. «Il y a l’immigration, mais est-ce qu’on aide les personnes âgées qui ont le goût de retourner travailler à le faire quelques heures par semaine? lance-t-il. Est-ce qu’on fait des efforts particuliers dans certains domaines comme donner de la formation dans les communautés autochtones où il y a un haut taux de chômage pour aller chercher des travailleurs?»