Jean-François LeBlanc dénonce ainsi, à son tour, le peu de place réservée au développement économique dans l’ébauche du programme du conseil remis aux élus.

LeBlanc demande plus d’efforts en développement économique

Comme plusieurs de ses collègues indépendants au conseil municipal, le coprésident de la Commission de développement économique de la Ville de Gatineau, Jean-François LeBlanc, se désole du peu d’effort qu’entrevoit faire le maire Maxime Pedneaud-Jobin et son parti pour favoriser la création de richesse au cours du prochain mandat.

M. LeBlanc dénonce ainsi, à son tour, le peu de place réservée au développement économique dans l’ébauche du programme du conseil remis aux élus. Il ajoute que certaines propositions de nature économique sont par ailleurs, selon lui, carrément discriminatoires et doivent absolument être modifiées ou retirées du document. 

Le coprésident de la Commission de développement économique affirme avoir rencontré une vingtaine d’entrepreneurs pour l’aider à préparer un dossier qu’il souhaite soumettre aux élus pour que des actions soient intégrées au programme du conseil. « J’ai eu une première discussion avec le cabinet du maire, mardi, et il devrait nous revenir avec une nouvelle proposition », dit-il. 

M. LeBlanc est d’avis que le maire et son parti font fausse route en matière de développement économique en tentant de favoriser certains groupes. Il se questionne, entre autres, sur la volonté d’Action Gatineau d’entreprendre une démarche particulière auprès des personnes immigrantes souhaitant investir à Gatineau. Il affirme ne pas s’opposer à une telle démarche, mais comprend mal pourquoi cette mesure ne pourrait pas s’adresser à tous les entrepreneurs qui souhaitent faire des affaires à Gatineau. 

Il reçoit l’appui de la conseillère Louise Boudrias qui affirme qu’une telle responsabilité de relève pas de la Ville de Gatineau. « Il y a déjà des organismes qui s’occupent des immigrants, qui sont là pour les aider à se lancer en affaires, dit-elle. Ils sont là et sont déjà très bons dans ce qu’ils font. On veut encore se mettre à jouer un rôle qui ne nous appartient pas. »

Cette dernière s’inquiète aussi de la volonté d’Action Gatineau et de son chef de « privilégier » les entreprises d’économie sociale. « Je ne suis pas contre l’économie sociale, mais comme ville nous n’avons pas à privilégier un type d’économie au détriment d’un autre », dit-elle.

Jean-François LeBlanc est d’avis que le conseil municipal doit plutôt favoriser des mesures qui permettront de simplifier l’installation d’entreprises sur le territoire de la Ville. « Pourquoi on ne donne pas un allégement fiscal aux commerces qui souhaitent s’établir dans le centre-ville ? demande-t-il. Il faut alléger notre réglementation et soutenir nos entrepreneurs. J’ai une dizaine de cas récents d’entreprises qui voulaient s’établir à Gatineau et qu’on a perdues. J’ai parlé à un entrepreneur dont le projet est bloqué depuis trois ans à Gatineau. Il a fini par aller du côté d’Ottawa. En moins de 48 heures, il recevait un courriel de la Ville qui disait vouloir le rencontrer pour voir comment il était possible de l’aider. Ça ne se passe pas comme ça à Gatineau. »