Vision centre-ville dévoilera lundi ce à quoi ressemblera le sentier culturel cet été.

Le «vrai défi» commence

Il a été dit à plusieurs reprises que le « vrai défi » des festivités de 2017 pour Gatineau, ce sera l’été 2018. Les Gatinois verront bientôt si la fréquentation de leur centre-ville reste en croissance, ou si 2017 aura seulement été une anomalie dans un contexte particulier.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin estime que le retour des Mosaïcultures au parc Jacques-Cartier cette année, et celui du Cirque du Soleil l’an prochain, devraient permettre à Gatineau de conserver son élan. La répétition de ces deux événements majeurs dans le centre-ville donne le temps à la Ville de travailler pour les années qui vont suivre. Le maire dit que « beaucoup de choses se brassent », mais ne donne aucun détail supplémentaire.

Le conseil municipal a approuvé, en novembre dernier, un financement récurrent pour le sentier culturel. La mesure permet à Vision centre-ville de prévoir le développement du tracé. Elle agit aussi comme un incitatif à investir pour les commerçants.

« C’est clair qu’il reste du travail à faire, mais les gens d’affaires ont été catégoriques sur l’utilité, affirme le maire. Il y a des endroits qui sont pas mal moins intéressants que d’autres, il faut notamment raffermir le lien qui mène de la rue Laurier vers l’intérieur. La rue Hôtel-de-Ville ce n’est pas la plus intéressante. »

Vision centre-ville dévoilera lundi ce à quoi ressemblera le sentier culturel cet été. Le maire précise qu’il y a un intérêt important dans le centre-ville pour y développer un réseau de murales. « Juste ça, ça permettrait de rendre la visite beaucoup plus intéressante, dit-il. L’intérêt est très grand de la part des gens d’affaires. Plusieurs voient ça comme un gain pour leur édifice. Si le secteur privé est prêt à investir là-dedans, ça peut aller rapidement. »

Arts visuels

L’exposition À perte de vue, qui a grandement fait parler de Gatineau dans le milieu de la culture, notamment celui des arts visuels, a démontré qu’il y avait ici un « avantage comparatif » que d’autres villes n’ont pas, a expliqué M. Pedneaud-Jobin.

« Il y a vraiment une réflexion actuellement dans le domaine des arts visuels à Gatineau, notamment grâce à Axe Neo7 qui est une institution reconnue dans le domaine. On a des artistes extrêmement dynamiques qui permettent de canaliser tout ça. » Avec le développement de la rue Morin qui doit devenir l’épicentre artistique de Gatineau, un « créneau intéressant » est peut-être en train de se développer, ajoute le maire.

Toutefois, une exposition de l’ampleur de celle qui a occupé l’édifice de la Fonderie l’été passé ne peut pas avoir lieu chaque année.

« La Fonderie était un site intéressant pour ça, dit-il. L’immensité permettait des œuvres de grandes ampleurs. C’était cependant un très grand projet, subventionné par les autres gouvernements. Ça prend de l’aide pour ça. »