Sur ce photomontage fourni par le groupe Heafey, on voit où serait situé le VIU II, soit à droite de l’édifice existant.

Le VIU II pourrait passer à 24 étages

Le Groupe Heafey souhaite faire passer de 18 à 24 le nombre d’étages du futur VIU II qui doit être mis en chantier dès l’automne prochain en face du parc Jacques-Cartier, sur la rue Laurier, a appris Le Droit.

Pour ce faire, le promoteur immobilier fera prochainement une demande de changement de zonage à la Ville de Gatineau pour le terrain du 199, rue Laurier. Le vice-président du Groupe Heafey, Charles Masse, vient d’ailleurs de s’inscrire au Registre des lobbyistes afin de faire, en toute légalité, des représentations auprès des instances municipales à ce sujet.

En faisant passer l’immeuble à logement de 18 à 24 étages, le promoteur fait aussi grimper la valeur de son projet de 55 millions $, à près de 75 millions $.

« Je suis très optimiste que la Ville donnera son accord à notre demande, indique M. Masse. Nous déposerons nos plans au service de l’urbanisme très bientôt, au cours des prochaines semaines. Si tout va comme prévu, on s’attend à débuter la construction en octobre prochain. »

Le VIU II compterait environ 190 unités de condominium de luxe. M. Masse explique que les 18 premiers étages de l’immeuble abriteraient des condos locatifs gérés par le Groupe Heafey, alors que les unités d’habitation des six derniers étages seraient mises en vente.

Des maisons pour les familles
Dans un objectif avoué de favoriser l’acceptation sociale envers ce projet immobilier dans le quartier, le Groupe Heafey a déjà rencontré des membres de l’Association des résidents de l’île de Hull (ARIH). Le promoteur propose de construire cinq petites maisons sur la rue Notre-Dame-de-l’Île, derrière la future tour à condominiums. « Il s’agit de maisons de trois chambres à l’intention des familles, explique M. Masse. Elles pourraient être à vendre ou à louer. Ça permettrait aussi d’éliminer l’effet de mur dans le quartier. »

Le président de l’ARIH, Daniel Cayley-Daoust, reconnaît que certaines des propositions du promoteur sont « intéressantes », mais il précise que son organisation n’a pas encore de position claire et officielle dans ce dossier.

« On n’a pas terminé de faire le tour de la question, dit-il. Notre position naturelle pour les grands projets dans le centre-ville c’est d’abord le respect du Plan particulier d’urbanisme. Le promoteur a fait quelques propositions intéressantes, notamment pour l’arrière de l’immeuble. L’idée des petites maisons est avantageuse pour le quartier. Ça serait certainement plus beau comme ça que ce qui a été fait pour le premier immeuble VIU. On va tenter comme association d’avoir une position claire et officielle d’ici deux semaines. »