Le temps presse pour le train à vapeur

Il n'est pas encore minuit moins une pour le train à vapeur de la Gatineau, mais le temps presse si on veut espérer remettre la locomotive 909 et ses wagons sur les rails à temps pour l'été 2015.
Le maire Pedneaud-Jobin et la présidente du conseil d'administration de la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO), Louise Boudrias, ont été convoqués mardi à Québec pour discuter de l'avenir de cette icône touristique hors service depuis presque trois ans.
Mme Boudrias se dit relativement optimiste dans le dossier puisque les ministères, dont celui des Transports, semble démontrer une certaine ouverture.
« Je ne veux vraiment pas dire que c'est la rencontre de la dernière chance. Mais il faut qu'on s'entende sur une façon de faire, un échéancier et un objectif précis, car si on n'a pas de réponse d'ici le printemps, on devra retarder son retour. Ça prend un an pour redémarrer un tel produit, avec le marketing et les réparations sur la voie ferrée », dit-elle.
Un investissement de 13,2 millions $ est nécessaire pour la relance du train à vapeur. « Il y a des problèmes, on en est conscient, mais ce n'est pas vrai qu'au Québec on n'a pas l'expertise pour les régler. Maintenant, ça prend de la volonté politique pour aller de l'avant », lance Mme Boudrias, précisant que des hôteliers gatinois ont vu leur chiffre d'affaires fondre de 40 % après la mise au rancart du train, avant de reprendre un peu de poil de la bête.
« Quand le train a arrêté, 80 % des gens qui avaient acheté des forfaits touristiques ont annulé leur séjour en Outaouais. C'est très difficile de remplacer un produit touristique comme celui-là, même pour les retombées économiques. Un billet de train, c'est 50 $, sans compter que les gens dépensent ici et profitent des services d'hébergement », affirme-t-elle.