Les nouveaux parcomètres, qui n’ont pas encore été achetés, permettront de payer un stationnement à distance.

Le temps des vieux parcomètres est compté

La Ville de Gatineau fera, ce mardi, un pas important dans la modernité. Le conseil municipal doit adopter le contrat pour l’achat d’horodateurs numériques. L’ère des vieux parcomètres tire à sa fin.

Le contrat doit être octroyé à la firme J.J. MacKay de Saint-Jean-sur-Richelieu pour la somme de 940 729 $, incluant les taxes. L’entente prévoit la fourniture de 65 horodateurs, leur installation et leur entretien pendant 10 ans. Le conseil municipal permettra à l’administration de puiser dans le surplus libre de la Ville, un montant qui, selon la résolution présentée, sera remboursé annuellement par un montant équivalent aux revenus supplémentaires que doit générer la nouvelle technologie.

Le président du comité exécutif, Cédric Tessier, souligne que Gatineau doit encore acheter la technologie numérique qui sera intégrée au système d’horodateur et qui permettra de payer un stationnement à distance, avec son téléphone cellulaire. Les données cellulaires nécessaires pour donner vie à la nouvelle technologie ont déjà été achetées auprès de Vidéotron.

Les travaux d’installation doivent débuter plus tard cet automne. La Ville n’a pas encore déterminé ce qu’elle allait faire avec ses vieux parcomètres. Ils pourraient être utilisés pour numéroter les espaces de stationnement.

« On pourrait dire qu’on arrive enfin en 2014, lance M. Tessier. On fait le bon choix. Certaines villes sont allées un peu trop vite et ont implanté des technologies qui ne permettent pas la recharge par téléphone. Nous on va le permettre. Ça va être particulièrement intéressant pour la clientèle commerciale. »

Gatineau n’a pas l’intention pour le moment de revoir la tarification des stationnements avec l’entrée en vigueur du nouveau système. « On veut attendre de voir quelle sera l’utilisation faite par les gens et les revenus que ça va générer », dit-il. L’administration réfléchit toutefois à implanter une tarification progressive en fonction du temps passé dans l’espace de stationnement pour décourager les travailleurs du centre-ville à utiliser des espaces de courte ou moyenne durée pendant toute une journée. Mathieu Bélanger