«Il n'y a pas d'exode massif du transport en commun, ce n'est pas vrai, dit le maire Pedneaud-Jobin. En réalité, nous avons fait un gain de 71 usagers.»

Le Rapibus ne cause pas d'exode, dit Pedneaud-Jobin

Il n'y a pas d'exode massif du transport en commun à Gatineau, insiste le maire Maxime Pedneaud-Jobin, chiffres à l'appui.
«Mais il n'y a pas lieu de célébrer non plus», s'empresse-t-il d'ajouter. Le Rapibus et loin d'être un succès d'abonnements pour l'instant.
Le maire a réfuté les données du questionnaire en ligne lentibus.ca, publiées mardi dans LeDroit, voulant que plus de 300 usagers de la Société de transport de l'Outaouais (STO) avaient quitté le transport en commun depuis l'entrée en service du Rapibus.
En réalité, ce sont 412 usagers qui ont annulé leur abonnement annuel depuis novembre, dont 65 qui ont explicitement indiqué que ce sont les lacunes du Rapibus qui les avaient poussés à agir ainsi. Cela représente 58 abandons du transport en commun de plus pour la même période l'année précédente.
«Nos craintes [que les usagers quittent le transport en commun] ne sont pas en train de se réaliser, a expliqué le maire. Il y a effectivement des gens qui quittent, mais il y a aussi des gens qui arrivent. Globalement, il y a plus d'usagers abonnés au 1er janvier 2014 qu'à la même date en 2013. Il n'y a pas d'exode massif du transport en commun, ce n'est pas vrai. En réalité, nous avons fait un gain de 71 usagers.»
De fait, si 412 usagers ont fui les autobus de la STO, 483 ont pris un engagement annuel envers le transporteur public. La totalité des nouveaux abonnements a toutefois été achetée en novembre, alors que le Rapibus en était encore qu'à ses premières heures. La STO a gagné 81 nouveaux abonnés en novembre, mais depuis l'organisation ne fait plus de gain. Pour les mois de décembre et janvier, la STO essuie plutôt une perte nette de 10 abonnements.
Par rapport au 1er janvier 2013, ce sont toutefois 222 abonnements annuels de plus qui ont été enregistrés par la STO au 1er janvier dernier.
« Je ne célèbre rien, précise le maire. Il faut avoir des chiffres sur une plus longue période et nous les aurons en avril. Mais à court terme, nous pouvons dire qu'il n'y a pas d'exode. Ça ne veut pas dire qu'il ne reste pas de problème important dans certains quartiers, qu'il n'y a pas des gens pour qui c'est difficile. Je vais attendre une plus longue période pour voir le nombre d'abonnements par rapport à nos attentes. Le Rapibus doit stimuler la participation au transport en commun. »