Le Rapibus est perçu comme l’«option viable» à long terme pour lutter contre les bouchons de circulation à Gatineau.

Le Rapibus, « l’option viable »

Désengorger les autoroutes 5 et 50 devra passer par des changements de comportement de la part des automobilistes, croit le ministère des Transports du Québec (MTQ). Le Rapibus est perçu comme l’«option viable» à long terme pour lutter contre les bouchons de circulation qui minent la colonne vertébrale du réseau routier sur le territoire de Gatineau.

Les consultants embauchés par le ministère pour trouver des solutions à l’engorgement de la 5 et la 50, dont Le Droit a publié, lundi, les conclusions de l’étude, ont proposé quelques mesures qui permettraient d’augmenter le nombre d’usagers qui se tournent vers le Rapibus lorsque la congestion est importante sur la 50. 

À la lecture du rapport obtenu en vertu de la Loi d’accès à l’information, on constate cependant que c’est la Société de transport de l’Outaouais (STO), et la Ville de Gatineau, qui ont mis les freins à l’application de certaines mesures de peur de provoquer de la congestion dans les rues locales et de créer de la frustration inutile pour les automobilistes qui se buteraient à des stationnements incitatifs déjà pleins. 

Il a été proposé d’utiliser des panneaux à messages variables sur l’autoroute 50 pour annoncer les services du Rapibus lorsqu’il y a de la congestion, et pour diriger les automobilistes vers la station la plus proche de la sortie où ils se trouvent. En apparence efficace pour sortir des véhicules de l’autoroute et favoriser l’utilisation du transport collectif, cette mesure a été jugée problématique par la STO et la Ville de Gatineau.

Autres mesures

D’autres actions recommandées par le rapport sur la fluidité des autoroutes 5 et 50 ont déjà été énoncées dans le Plan de déplacements durables de la Ville de Gatineau adopté en 2013. Le rapport soutient que le prolongement de la 50, ainsi que les développements immobiliers dans les municipalités au nord-est de Gatineau, notamment à Val-des-Monts et L’Ange-Gardien, engendrent une «croissance constante de la pression» sur l’autoroute. Les auteurs avertissent aussi que le prolongement de la 5 et les développements prévus, notamment à Chelsea, amèneront du trafic supplémentaire aux points névralgiques de l’autoroute lors des périodes de pointes. 

Il a ainsi été proposé d’évaluer la possibilité d’implanter un parc-o-bus en bordure de l’échangeur de l’autoroute 50 et du boulevard Labrosse, à proximité du nouveau garage de la STO, et d’y inclure un service de transport efficace qui emprunterait par la suite le corridor du Rapibus. Ce projet du transporteur public ne fait plus partie des priorités de la STO.