Certains petits tracteurs utilisés pour le déneigement des trottoirs ne sont plus adaptés à certaines opérations de déneigement.

Le quart des trottoirs n'ont pas été déneigés à temps

La Ville de Gatineau a été incapable de déneiger 25 % de ses trottoirs à temps, en raison de l'abondance des précipitations et des changements brusques de température.
Le responsable du dossier du déneigement à la Ville de Gatineau, Marco Lalonde, a expliqué mardi, aux membres du conseil municipal, que les généreuses chutes de neige du mois de décembre, combinées aux épisodes de grand froid, de dégel et de refroidissement rapide, ont causé des retards tels dans le déneigement des trottoirs, qu'il a été difficile pour les équipes d'entretien de reprendre le dessus, principalement dans le secteur Hull. De plus, des bris d'équipement sont survenus, causant encore plus de retards.
Selon M. Lalonde, les employés ont suivi la politique de déneigement de la Ville et l'administration municipale a aussi respecté les limites légales qui limitent le nombre d'heures consécutives que peuvent travailler les employés affectés au déneigement. De plus, la Ville a constaté que certains petits tracteurs utilisés pour le déneigement des trottoirs ne sont plus adaptés aux opérations exigées par les variations brusques de température.
Sortie de la conseillère Boudrias
Le fonctionnaire faisait le bilan provisoire du déneigement, au lendemain d'une sortie de la conseillère du district Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias, qui dénonçait les retards dans le déneigement des trottoirs dans son quartier.
Marco Lalonde a rappelé aux élus que Gatineau consacre 13,2 millions $ par année au déneigement et qu'elle peut puiser dans ses réserves si nécessaire, lorsqu'il tombe plus de neige que la moyenne annuelle de 220 centimètres. Depuis le début de l'hiver 2013-2014, Gatineau a reçu 131 centimètres de neige, ce qui représente 60 % de la moyenne annuelle.
Louise Boudrias s'est dite partiellement satisfaite des réponses de l'administration. «On nous a expliqué pourquoi nous sommes dans cette situation aujourd'hui. Il s'agit maintenant de décider si nous voulons nous donner les moyens de donner à la population, les services qu'elle demande. Si on veut le faire, il va falloir se donner un budget supplémentaire. Je voulais éviter que l'on reporte nos décisions au mois de mai car il y aura encore de la neige au cours des prochaines semaines et il faut agir. On nous dit que la situation sera presque normale bientôt», de dire Mme Boudrias.
«Il faut dire que le verglas et les périodes de gel et de dégel ont compliqué le travail, mais avec les changements climatiques qui nous affectent de plus en plus, il va falloir se préparer à vivre ce genre de situation. Je suis contente d'apprendre que nous allons revoir notre politique de déneigement», d'ajouter la conseillère.