Le bruit court que les Mosaïcultures pourraient être de retour au parc Jacques-Cartier l'an prochain pour l'« après 2017 ».

Le parc Jacques-Cartier, la «pièce maîtresse»

Le succès de l'été 2017 à Gatineau est la preuve que le concept du défunt projet Destination Gatineau est le bon, martèlent le coprésident du comité du 150e, Maxime Tremblay, et la présidente de la corporation Place des festivals, Louise Boudrias.
Le plan développé par le promoteur Claude Hamelin et défendu par l'ex-maire Marc Bureau prévoyait faire des rives le moteur du développement touristique et commercial du centre-ville. « Tout ce qu'on fait cette année, même le sentier culturel pour attirer les gens dans le coeur du centre-ville, était dans le projet, note Mme Boudrias. La pièce maîtresse, c'est le parc Jacques-Cartier. C'est ça qui permet d'attacher tout le reste. »
Le parc Jacques-Cartier demeure la propriété de la Commission de la capitale nationale (CCN), mais il est clairement un site stratégique pour Gatineau, insiste Maxime Tremblay. « On ne peut pas faire des activités d'envergure n'importe où, dit-il. Pour que ça fonctionne, ça prend d'abord un site stratégique. On le prouve cet été. Ça prend une vision intégrée du centre-ville. Les rives et leurs événements comme MosaïCanada et le Cirque du Soleil attirent les gens et c'est ensuite avec de l'animation que tu les amènes et les gardes dans le centre. »
Évidemment, l'été 2017 est particulier dans la mesure où le Canada fête le 150e anniversaire de la Confédération et que cela a fait pleuvoir les subventions pour organiser d'importantes festivités dans le but d'attirer les touristes en plus grand nombre. C'est pour cette raison qu'il y a urgence, selon Mme Boudrias, de prévoir la suite des choses. 
« Il ne faut pas revivre ce que Québec a vécu après le 400e en 2008, dit-elle. Il faut continuer d'utiliser le parc Jacques-Cartier. Il faut que la CCN accepte de négocier pour permettre à Place des festivals de s'y installer. »
« 2018, c'est demain »
Une rencontre devait d'ailleurs avoir lieu en mai dernier, mais elle a été repoussée en septembre par la CCN. Dans une lettre envoyée au premier dirigeant de la CCN, le 27 juillet dernier, Mme Boudrias exprime sa déception face à ce report. « Le temps file, 2018, c'est demain », écrit-elle dans le but de convaincre la CCN de rapidement statuer sur l'avenir du parc.
La présidente de Place des festivals rappelle qu'environ 2 millions $ de subvention reçus par les Mosaïcultures internationales doivent servir à remettre le parc en état une fois l'exposition florale terminée. « Nous, ce qu'on propose, c'est d'utiliser cet argent pour aménager le parc afin qu'il puisse accueillir de l'événementiel, affirme Mme Boudrias. Il y a déjà des discussions entre la CCN et les Mosaïcultures internationales pour l'après 2017. »
Le bruit court que l'exposition florale pourrait être de retour l'an prochain. Une partie des oeuvres pourraient aussi être conservées afin d'en faire un élément d'attraction pour le parc. 
« On ne demande pas la gestion du site à la CCN, ajoute Mme Boudrias. On veut juste s'assurer de ne plus laisser ce parc vide. Il doit s'y passer des choses. Le rôle de Place des festivals, avec une infrastructure adéquate, serait de faire de la prospection d'événements, d'animer ce parc de façon permanente. Nous n'avons aucun problème à respecter les conditions de la CCN. Elle aura toujours son mot à dire sur les événements que nous pourrions attirer. Le parc demeurerait accessible aux gens en tout temps. Nous devons toutefois avoir un partenariat avec la CCN pour animer le plus grand terrain de jeu à Gatineau. »
Maxime Tremblay précise que Place des festivals a l'ambition d'attirer entre 800 000 et 1,3 million de visiteurs par année. Mme Boudrias parle pour sa part d'environ 500 000 visiteurs dans les premières années. « Ça demeure dans la même catégorie que MosaïCanada comme pôle d'attraction », explique M. Tremblay.