Le directeur de l’usine gatinoise de Tricentris, Michel Smith.

Le papier recyclé des Gatinois encore assez bon pour l’Inde, assure Tricentris

Le « papier mixte » recyclé par Tricentris à Gatineau est d’assez bonne qualité pour continuer de se frayer un chemin sur le marché indien, assure le directeur de l’usine gatinoise, Michel Smith.

La Presse a révélé, lundi matin, que l’Inde a grandement resserré ses exigences, au cours des dernières semaines, par rapport à la quantité de contaminants présents dans les ballots de papier mixte qu’elle reçoit en provenance des centres de tri du Québec. D’après le quotidien montréalais, une nouvelle directive mise en application par les douanes indiennes impose une limite de 1 % de contaminants par chargement de papier mixte. 

« À Gatineau, assure M. Smith, on est capable de produire une qualité de papier mixte qui demeure acceptable pour le marché indien et pour nos autres clients sur le continent asiatique. Localement, pour l’usine de Gatineau, cette nouvelle ne pose pas de problème. » Le papier mixte québécois trouve aussi preneur dans des marchés comme la Malaisie, le Pakistan et le Viêtnam.

Le directeur de l’usine Tricentris à Gatineau rappelle que l’entreprise a fait d’importants investissements de 2,2 millions $ en 2018 afin de réduire au minimum la quantité de contaminants dans son papier mixte. « On agit sur le flux des fibres, explique M. Smith. On a installé deux séparateurs optiques qui permettent d’éjecter tout ce qui n’est pas de la fibre. Ça nous permet d’avoir une qualité de fibre bien plus propre. Nos trois usines Tricentris sont dotées de cette nouvelle technologie. »

Ce resserrement des exigences par le plus gros importateur de papier mixte force quand même la compagnie à évaluer d’autres débouchés pour son papier mixte, surtout depuis que la Chine a cessé ses importations en la matière. « Il y a de nouvelles usines de pâtes et papier en Amérique du Nord qui sont en construction et qui prévoient consommer de la fibre mixte, souligne M. Smith. Nous sommes déjà en pourparlers avec ces usines afin d’être en mesure d’y écouler une partie de notre marchandise. Une entente pourrait survenir d’ici la fin de l’année. »