Le NPD souligne que les limites du parc de la Gatineau ne sont actuellement pas protégées.

Le NPD veut protéger le parc de la Gatineau

Le député et porte-parole du NPD en matière de parcs nationaux, Wayne Stetski, milite pour protéger le poumon vert de l’Outaouais.

M. Stetski a présenté deux pétitions de plus de 1600 noms jeudi dernier à la Chambre des communes pour demander la protection juridique du parc de la Gatineau.

« Le parc de la Gatineau génère environ 242 millions $ dans l’économie locale et procure 4728 emplois à temps plein. Cependant, ses limites ne sont pas protégées actuellement », a déploré M. Stetski.

Il souligne que près de 2,7 millions de personnes visitent le parc de la Gatineau chaque année et qu’on y trouve 90 espèces de plantes menacées et 50 espèces d’animaux en voie de disparition.

M. Stetski explique que des sections du parc peuvent être retranchées et vendues sans examen parlementaire. De plus, contrairement aux lois qui régissent les parcs nationaux, il n’existe aucune obligation légale pour assurer que le parc de la Gatineau soit géré de manière à garantir son intégrité écologique.

Les deux pétitions avaient d’abord été lancées par le directeur général de la section Vallée de l’Outaouais de la Société pour la nature et les parcs du Canada, John McDonnell.

Elles exigent des changements législatifs qui contribueraient à la préservation de la faune et de la flore du parc de la Gatineau pour les générations futures.

M. McDonnell a d’ailleurs salué le leadership du député du NPD dans ce dossier.

Le dépôt de ces deux pétitions s’inscrit dans la foulée d’une demande formulée il y a un an qui réclame des modifications à la Loi sur la capitale nationale. De telles modifications permettraient de préserver l’intégrité écologique du parc de la Gatineau et d’établir ses limites dans la Loi.

Le premier ministre, Justin Trudeau avait par ailleurs déclaré que le parc était « un véritable joyau », mais qu’aucune mesure législative n’a été prise jusqu’à présent.