La conseillère Louise Boudrias voit les choses bien différemment du maire Pedneaud-Jobin

Le maire n’est pas à l’écoute, juge Boudrias

Le conseil municipal sort profondément divisé de l’exercice budgétaire 2018, mais le maire Maxime Pedneaud-Jobin n’y voit pas pour autant un message particulier de la part de la majorité des élus indépendants.

« Nous avons un budget courageux, a-t-il lancé. On ne veut pas répéter les erreurs du passé. Je ne sais pas s’il y a un message particulier. On veut continuer d’investir massivement dans les infrastructures et ça ne se fait pas par magie, mais avec des ressources financières. Si on veut améliorer les services, il faut payer pour. Moins de taxes et plus de services, ça ne se peut pas. On a le courage de nos opinions. Gatineau prend ses responsabilités pour ne pas pelleter ça dans la cour des générations futures. »

La conseillère Louise Boudrias voit les choses bien différemment. Si le maire ne perçoit pas de message au terme d’un vote aussi serré sur le budget c’est qu’« il n’est pas à l’écoute », dit-elle. « Ça envoie un message qu’il faut faire les choses autrement, qu’il faut commencer à repenser, ajoute la conseillère. On ne peut pas décider qu’on va faire des augmentations systématiques des taxes de 2,9 % ou 2,5 %. Nous sommes neuf conseillers qui avons entendu nos citoyens. »

Le maire Pedneaud-Jobin dit espérer que 2018 marquera la fin des augmentations de 2,9 %, mais il rappelle qu’une telle augmentation qui inclut la taxe dédiée aux infrastructures place la Ville de Gatineau dans la moyenne des grandes villes de la province. « J’entends les mêmes citoyens, mais ce mouvement-là, il y a 30 ans, gagnait le vote et on gelait les taxes, dit-il. C’est pour ça que nos infrastructures font dur aujourd’hui. Je pense qu’on a le courage aujourd’hui de ne pas faire les erreurs du passé. »