Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ne croit pas que sa ville devra revoir ses priorités en raison du gouvernement minoritaire en place à Ottawa.

Le maire de Gatineau «travaille bien» avec le gouvernement libéral

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se dit satisfait que la carte électorale fédérale de la région soit demeurée intacte et ne croit pas qu’un gouvernement libéral minoritaire aura les mains liées quand il sera question d’appuyer les priorités de sa ville.

« D’abord, c’est un gouvernement qui a un programme très intéressant du point de vue des villes. Il y a des investissements dans le logement, le transport en commun, les infrastructures en général. C’est un gouvernement avec qui on travaillait bien et avec qui on va continuer à bien travailler. Moi, j’ai une pensée pour l’ensemble des candidats et candidates. C’est dur de se présenter en politique et comme on dit, mettre son visage sur un poteau. Je félicite ceux qui ont gagné, je pense aussi à ceux qui ont perdu parce qu’ils rendent un service à la communauté en s’impliquant en politique et en faisant des débats difficiles. Mais je vois l’avenir d’une façon très, très positive, car le programme du gouvernement en place reflète les besoins de Gatineau », a-t-il lancé. 

Le maire s’est montré peu inquiet lorsque questionné à savoir si la nouvelle répartition des sièges à la Chambre des communes pourrait retarder, voire compromettre certaines priorités établies par le conseil municipal de la quatrième ville en importance au Québec.

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« Je dirais que dans les partis qui peuvent avoir la balance du pouvoir, soit le NPD, le Bloc québécois et à la limite même les verts, ce sont des partis qui dans les priorités de Gatineau par rapport au fédéral (logement, transport en commun, infrastructures), vont quelques fois même plus loin que le Parti libéral. Je ne sais pas comment la dynamique de gouvernement va jouer pour ou contre des projets comme ça, mais sur le fond, quand je regarde les programmes, ce n’est pas un handicap », s’est-il exclamé. 

Par ailleurs, M. Pedneaud-Jobin est confiant que les critères du programme fédéral pour les infrastructures de transport en commun pourraient éventuellement être modifiés afin de permettre à Gatineau de recevoir une somme suffisante pour aller de l’avant avec son projet de train léger dans l’ouest, dont la facture globale dépasse les deux milliards $. 

À l’heure actuelle, le financement est garanti par ville en fonction de l’achalandage dans son réseau de transport en commun. Or, celui observé à Gatineau n’est pas assez élevé pour que la Ville reçoive la somme « théorique » qu’elle réclame, soit environ 800 millions $. 

« Les libéraux, dans la campagne, ont donné un appui au train en proposant un fonds de financement du transport en commun qui est exactement ce dont on a besoin. Ça m’a donné beaucoup d’espoir, car vous le savez, Gatineau ne cadre pas exactement dans le programme et ce que les libéraux ont mis sur la table, c’est quelque chose qui va nous permettre d’aller chercher les montants qu’on voulait. Le chèque n’est pas dans la poste, mais l’appui est assez clair et le moyen de le financer est là », conclut-il.