La Brasserie de l'Île, comme plusieurs autres bars, avait été contrainte de fermer son micro, en 2016, à la suite d'une visite des policiers de Gatineau.

Le karaoké pourrait revivre à la Brasserie de l'Île

Un autre micro qui avait été fermé pourrait bientôt rouvrir à Gatineau. Le Droit a appris que la Brasserie de l'Île, sur la rue Eddy vient d'entamer les démarches pour obtenir le fameux permis de spectacle qui lui permettrait d'organiser à nouveau les soirées karaoké qui ont fait sa réputation pendant des années dans le centre-ville.
La Brasserie de l'Île, comme plusieurs autres bars, avait été contrainte de fermer son micro, en 2016, à la suite d'une visite des policiers de Gatineau. Ces derniers faisaient respecter un règlement de la Régie des alcools du Québec qui stipule qu'un établissement doit avoir un permis de spectacle pour tenir des soirées karaoké. Du jour au lendemain, le vénérable débit de boisson de la rue Eddy n'avait plus le droit d'organiser les soirées qui faisaient le bonheur d'une clientèle fidèle. 
En juillet dernier, les élus gatinois ont fait un pied de nez à l'administration en ignorant une recommandation négative qui visait à empêcher le bar le P'tit Canot d'obtenir un permis de spectacle. Les élus ont voté à l'unanimité pour que le P'tit Canot puisse obtenir son permis de spectacle, même si l'usage du terrain ne le permettait pas. 
Confiant de pouvoir arriver au même résultat sur la rue Eddy, le chanteur et musicien Pierre Lévesque, et le candidat indépendant dans le centre-ville René Coignaud ont décidé d'appuyer les propriétaires de la Brasserie de l'Île dans leurs démarches. Ils ont recueilli l'appui des commerçants de la rue Eddy, de l'Association des résidents de l'Île de Hull et de Vision centre-ville.
« On vient de soumettre une demande et toute la documentation requise pour régler le problème de zonage à la Brasserie de l'Île, explique M. Lévesque. On demande un changement de zonage parcellaire, un PPCMOI dans le jargon de la Ville. Le changement ne concerne que l'édifice. Notre demande doit être analysée par le comité consultatif de l'urbanisme le 11 septembre et présentée aux élus lors du conseil municipal du 3 octobre prochain. »
Si les élus acceptent le changement demandé, la Brasserie de l'Île aurait alors tout en main pour demander et obtenir un permis de spectacle auprès de la Régie des alcools du Québec.
« On a espoir qu'on va pouvoir se comprendre entre adultes et que la Brasserie de l'Île pourra recommencer à tenir ses soirées de karaoké, ajoute M. Lévesque. Il n'y a jamais eu de problème à cet endroit. La clientèle est composée de gens âgés de 35 à 80 ans. Les artistes du Théâtre de L'Île sont des habituées de ces soirées. Le dossier du P'tit Canot nous permet d'espérer. Même si l'administration ne voulait pas, le conseil a pris une décision différente. On espère qu'on aura la même chance. »
Le directeur général de Vision centre-ville, Stefan Psenak, confirme que le conseil d'administration de l'organisme offre un appui « sans réserve » à la Brasserie de l'Île. « Ce n'est pas un établissement qui cause des problèmes, dit-il. C'est une institution qui fait partie de l'offre du centre-ville. Nous sommes derrière la Brasserie de l'Île. »