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La microbrasserie Le Gainsbourg dans le Vieux-Hull est à vendre.
La microbrasserie Le Gainsbourg dans le Vieux-Hull est à vendre.

Le Gainsbourg est à vendre

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
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La microbrasserie Le Gainsbourg dans le Vieux-Hull est à vendre.

Dans une annonce publiée sur le site web DuProprio, le propriétaire de l’entreprise Nicolas Cazelais se dit ouvert à vendre non seulement l’immeuble dans lequel se trouve le resto-bar, mais aussi l’équipement pour brasser de la bière dans un concept «clé en main».

«Je ne suis pas pressé à vendre, parce que je peux le louer. En fait, avoir un locataire, je triperais encore plus parce que je l’aime d’amour cet immeuble-là. Quelqu’un qui voudrait le louer pour partir une brasserie, je suis ouvert à ça. S’il se cherche un partenaire aussi et qui veut faire une collaboration avec nous autres. Je suis pas mal ouvert à tout», explique M. Cazelais.

Nicolas Cazelais, propriétaire 

Le prix demandé pour l’édifice est de 1,849 millions $ pour ce restaurant qui compte 200 places à l’intérieur et 100 sur des terrasses au premier et au deuxième étage, un des restaurants qui peut asseoir le plus grand nombre de clients simultanément sur l’île de Hull.

Nouveau projet

Dans l’annonce, Nicolas Cazelais indique que l’équipe du Gainsbourg souhaite «centraliser ses opérations de brassage dans sa nouvelle brasserie de Chelsea». En entrevue avec Le Droit, il précise travailler depuis environ trois ans à développer cette nouvelle brasserie dans le projet Meredith afin de pouvoir accroître sa production de bières, notamment pour la distribution en bouteille.

«On a parti Le Gainsbourg il y a huit ans parce qu’on voulait produire de la bière pour nous, pour mon ancien restaurant et pour d’autres clients. On n’était même pas supposé faire de la bouteille. On a commencé à en faire pour le fun et la demande était tellement là qu’on a fait brasser nos bières à grand volume, comme la Blanche de Chelsea, à Montréal», explique M. Cazelais.

Ses nouveaux locaux lui permettront de rapatrier toute sa production au même endroit. Le propriétaire du Gainsbourg affirme également vouloir se lancer dans la distillerie et produire du cidre dans ce bâtiment de 7000 pieds carrés.

«J’y crois au centre-ville»

Nicolas Cazelais assure que ce déménagement n’est pas un désaveu envers le centre-ville.

«J’y crois au centre-ville. Quand publié l’annonce hier soir, j’ai dit à ma blonde que dans deux ou trois ans, je vais brailler d’avoir vendu ça, affirme l’homme d’affaires. Je le vois le potentiel du centre-ville. Avec toute la gentrification qu’il y a eu, des tours comme le W/E. Je l’ai vu le changement de garde dans mon commerce que ce n’est plus juste des fonctionnaires qui viennent, mais aussi des résidents alentour.»

Ce dernier se qualifie comme un «gars de projets» et qu’il avait besoin de renouveau dans sa vie. Après avoir contribué à la création du Festibière de Gatineau et vendu fondé et vendu un magazine et une agence de communication, il souhaite pouvoir se concentrer sur cette nouvelle initiative et la gestion d’un restaurant comme Le Gainsbourg aurait pris trop de son temps.

«C’est une grosse machine qui roule vite et qui m’empêche de produire ma bière correctement, lance M. Cazelais. Quand tu pars un projet, ça demande tellement d’énergie et de temps. J’ai un nouveau branding à mettre en place, toutes les bières à créer, tout installer l’équipement, repartir le côté marketing et créer un site web, c’est vraiment énergivore.»

Il dit avoir choisi Chelsea simplement parce que c’est l’endroit où il réside.