La sculpture de Jos Montferrand a été léguée à la Ville de Gatineau par les Mosaïcultures internationales.

Le flou persiste autour du bilan des Mosaïcultures de Gatineau

La Ville de Gatineau dépensera 54 000 $, cet été, pour faire fleurir la sculpture de Jos Montferrand léguée par les Mosaïcultures internationales. Une décision aurait été prise quant au lieu où l’œuvre sera exposée, mais les détails relèvent presque du secret d’État pour l’instant.

« Il y a eu des approches qui ont été faites à divers endroits et les annonces seront faites en temps et lieu, a indiqué le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier. Je ne vais pas vous le dire. On parle de divers endroits à Gatineau. Une décision a été prise et ça sera annoncé dans quelques semaines. »

C’est par ailleurs l’organisation des Mosaïcutlures internationales qui a reçu le contrat de la Ville de Gatineau pour entretenir la sculpture de Jos Montferrand au cours des prochains mois parce que la Ville n’a aucune expertise en matière de sculpture florale. Le contrat sera valide pour une seule année. L’avenir de ce legs sera réévalué par le conseil en prévision de l’an prochain. 

« Il y avait une opportunité parce que la terre à l’intérieur de la structure est bonne pour trois ans et nous sommes dans la troisième année, a noté M. Tessier. Il faudra se questionner de nouveau pour l’an prochain. La question n’est pas juste de savoir si on veut une sculpture ou pas, mais est ce qu’on la conserve en mosaïcultures ou s’il y a d’autres façons de l’utiliser? » M. Tessier a ajouté que cette épineuse question sera traitée « en temps et lieu » par le conseil. 

Bilan en retard

Selon le protocole d’entente signé entre la Ville de Gatineau et les Mosaïcultures internationales, la firme avait 90 jours après la fin de l’exposition pour déposer le «rapport d’activité » de l’événement de l’été 2018, et 90 jours après la fin de l’année financière pour déposer son «rapport financier final». 

En octobre, l’organisation des Mosaïcultures indiquait au Droit qu’elle prévoyait déposer son bilan en novembre. Ce rapport n’a toujours pas été déposé, ce qui est un retard en vertu du protocole d’entente. 

Un rapport sur « l’achalandage, la provenance et les retombées économiques » doit aussi être déposé à la Ville. On sait que l’événement n’a pas atteint son objectif de 500 000 visiteurs.  

Un flou demeure aussi quant à la publication de ce bilan. Questionnés par les médias, la Ville de Gatineau et les Mosaïcultures internationales se renvoient la balle depuis des mois quant à savoir à qui revient la responsabilité de rendre public ce document, ou même s’il sera un jour rendu public. 

« Le rapport appartient à Mosaïculture, je ne peux pas répondre à savoir s’il sera rendu public », a affirmé M. Tessier. La Ville de Gatineau a versé 2 millions $ de fonds publics en subvention pour le retour de l’événement à l’été 2018, en plus de signer une caution de 1,5 million $ pour l’organisation.