L’an dernier, la Ville de Gatineau avait déçu plus d’un résident du quartier Limbour en bloquant l’accès à un sentier qu’un bénévole déneigeait.

Le déneigeur bénévole reprend du service dans le quartier Limbour

Le bénévole de Limbour qui déneigeait le réseau de sentiers du quartier jusqu’à ce que la Ville de Gatineau l’en empêche, il y a un an, peut de nouveau s’adonner à sa bonne action préférée en toute légalité.

Dans l’unique but de faire plaisir à ses concitoyens, Michel Mayer avait pris l’habitude, il y a quelques années, d’utiliser son VTT pour déneiger environ 4 kilomètres de sentiers qui permettent de connecter les différents voisinages de Limbour. Sans que personne ne le lui demande, il consacrait une partie de son hiver à relier le quartier aux parcs et à la polyvalente de l’Érablière, au collège Saint-Alexandre, ainsi qu’aux écoles Massé et du Vallon.

Jusqu’au jour où un résident du quartier a déposé une plainte à la Ville. Cette dernière dont le plan d’entretien ne comprenait pas les sentiers déneigés par M. Mayer a été forcée d’en fermer l’accès en raison de l’interdiction d’y circuler aux commandes d’un véhicule.

La décision avait grandement déçu bien des résidents du quartier et la Ville s’était fait accuser de saper un effet bénévole tout simple. La conseillère municipale de Limbour, Renée Amyot, s’était clairement rangée dans le camp des déçus et avait promis de trouver une façon d’officialiser les interventions de M. Mayer, à temps pour cet hiver.

C’est ainsi que, 12 mois plus tard, le comité exécutif de la Ville de Gatineau a adopté un protocole d’entente avec l’Association des résidents de Limbour qui vient encadrer l’action bénévole de M. Mayer. « Il y avait des enjeux de responsabilités civiles, a souligné Mme Amyot. C’est pour ça qu’un protocole a dû être élaboré. Il fallait protéger le bénévole et la Ville. »

L’entente ne représente aucune dépense pour Gatineau. Le protocole demande à M. Mayer de rencontrer un certain niveau de service, soit un déneigement des sentiers dans les 48 heures. « Si pour toutes sortes de raisons il était dans l’incapacité de s’acquitter de ses tâches, on demande à l’association des résidents de prendre les moyens à sa disposition pour informer les citoyens », a ajouté Mme Amyot.

Porte réglementaire

Afin de permettre à M. Mayer d’utiliser son VTT dans les sentiers de la Ville, l’administration a dû faire une modification à son règlement. 

Un véhicule pourrait circuler sur les sentiers de la Ville de Gatineau, mais uniquement dans le but de les entretenir et avec l’autorisation municipale. 

« Cette entente ouvre la porte pour les autres secteurs, mais les situations devront être analysées au cas par cas et en fonction, entre autres, de la personne qui veut s’en occuper et de son équipement », a précisé la conseillère.