Felix Gendron, président du syndicat des chauffeurs, était entouré de ses camarades lors de la réunion du conseil de la STO, jeudi soir.

Le conflit à la STO est loin d'être réglé

L'entente de principe sur le renouvellement du contrat de travail des chauffeurs d'autobus et employés d'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO) est en péril alors qu'un désaccord est survenu entre le syndicat et la partie patronale concernant les règlements de griefs.
Le Syndicat uni du transport (SUT) local 591 accuse la STO de vouloir altérer l'accord en ajoutant d'autres griefs à négocier à ceux qui, dit-il, ont été réglés lors des pourparlers.
« Dans notre livre à nous, il y a déjà eu des ententes. C'est donc clair que nous n'avons pas à nous rasseoir », a tranché le président du SUT591, Félix Gendron, lors d'un point de presse jeudi soir, après que le conseil d'administration de la STO eut approuvé la proposition d'entente avec les employés.
Le président du conseil de la STO, Gilles Carpentier, a affirmé de son côté que les griefs sont toujours à négocier.
« Aucune virgule dans la proposition de contrat qui a été votée à la hauteur de 68 % n'a été changée », a répliqué M. Carpentier devant les journalistes, précisant que les augmentations salariales frôlent 9 % sur cinq ans, et demandant au syndicat de retourner à la table pour s'entendre sur la résolution des griefs.
L'ambiance dans la salle du conseil de la STO était tendue alors que les représentants du SUT591, épaulés par plusieurs membres, ont exigé des explications du président de la Société, Gilles Carpentier, et accusé ce dernier de « s'amuser à détruire les relations de travail à la STO ».
« On le voit dans les horaires, on le voit dans l'atmosphère (de travail), on le voit partout, et c'est depuis que vous êtes président du conseil », a lancé M. Gendron.
M. Carpentier a riposté en demandant à M. Gendron et son exécutif syndical ce qu'ils étaient prêts à faire pour améliorer les relations de travail.
« Nous sommes prêts à faire notre bout de chemin. Nous sommes dans la collaboration, dans l'écoute. Malgré ce qu'on nous accuse, ce n'est pas possible que l'employeur soit 100 % fautif tout le temps », a réagi M. Carpentier en point de presse.
Le syndicat n'entend pas retourner à la table et il a indiqué qu'il déposera une plainte au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI).
« Nous avions une entente. On verra ce qu'on peut faire du côté judiciaire, et on verra la suite des choses », a expliqué M. Gendron.
L'entente de principe, a précisé la STO, respecte le cadre financier que s'était fixé le conseil en s'établissant à 11,3 millions $. 
En plus des hausses salariales, elle comprend aussi le versement de primes aux chauffeurs et employé de l'entretien de 661 000 $ et une augmentation de la contribution de l'employeur de 1 % au régime de retraite des employés.
Tarifs réduits pour les personnes à faible revenu
Les personnes à faible revenu débourseront moins d'argent pour prendre l'autobus à Gatineau à compter de 2018. 
La Société de transport de l'Outaouais (STO) a annoncé jeudi que les usagers en situation de précarité financière pourront bénéficier d'un rabais de plus de 30 % disponible sur la carte à puce Multi en abonnement mensuel, ou sur le Porte-monnaie électronique (PME) pour les déplacements occasionnels. 
Il s'agira de la même tarification que la catégorie Étudiante, soit de 63,50 $ pour l'abonnement mensuel ou 2,60 $ sur le PME.
L'admissibilité au programme sera basée sur le revenu familial selon le seuil de faible revenu tel que défini par le gouvernement du Canada. 
Une tarification sociale existe déjà chez OC Transpo, à Ottawa.