Le sentier culturel s'étire sur 3 kilomètres sur l'Île de Hull.

Le centre-ville a son sentier culturel

Des chaises suspendues. Des oeuvres graphitées. Des bancs faits à partir de crayons géants. Le centre-ville de Gatineau a habillé son patrimoine d'oeuvres d'art publiques et invite la population et les visiteurs à suivre la ligne rouge peinte au sol.
La Ville de Gatineau a dévoilé, mercredi, son tout nouveau sentier culturel, un tracé de trois kilomètres qui traverse l'île de Hull, du parc Jacques-Cartier, jusqu'à la Fonderie. Il était attendu depuis longtemps, tant par les commerçants que les artistes et les défenseurs du patrimoine. 
« C'est un défi depuis toujours de faire entrer les gens à l'intérieur du centre-ville, a rappelé le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Ça répond à un besoin profond. Je n'exagère pas en disant qu'on fait des pas de géants dans le domaine de l'identitaire depuis quelque temps. »
Dix attraits principaux ponctuent le sentier. Les promeneurs y découvriront des attraits touristiques, des sites patrimoniaux et des oeuvres d'art public. Des panneaux d'interprétation sont installés tout au long du tracé. Une carte est disponible sur le Web, dans les bibliothèques de la Ville et à la Maison du tourisme.
Le maire Maxime Pedneaud Jobin, la présidente de Tourisme Outaouais Manuela Teixeira et le conseiller municipal gatinois Maxime Tremblay
Le coprésident du comité du 150e, Maxime Tremblay, estime que ce sentier est fondamental pour relier les rives au coeur du centre-ville. « C'est l'agent liant pour favoriser les retombées des centaines de milliers de visiteurs attendus au parc Jacques-Cartier et au Musée canadien de l'Histoire », a-t-il ajouté. 
« C'est la mise en valeur de ce que le centre-ville a de mieux à offrir, lance Samuelle Desjardins qui a coordonné les aspects créatifs du circuit. On a tergiversé longtemps sur le choix du tracé. On a dû faire des choix, mais il fallait profiter du momentum de MosaïCanada et de l'exposition À perte de vue à la Fonderie. On s'est permis tout un côté ludique. On a habillé notre centre-ville. On ne peut pas inventer du patrimoine, mais on peut se mettre en valeur dans notre singularité et je pense que c'est une belle réussite. »
Le sentier culturel a dans les faits une durée de vie d'environ un an. La ligne doit ensuite être repeinte. Cette obligation annuelle deviendra chaque fois une occasion de modifier le tracé en fonction des attraits qui s'ajouteront au centre-ville. « On va étudier comment les visiteurs déambulent dans ce sentier, voir où ils s'arrêtent et ce qui les intéresse », explique Mme Desjardins.