Le conseil de la Ville vient de libérer 900 000 $ afin de permettre au centre d’appels 9-1-1 de Gatineau de respecter les normes dictées par Québec.

Le centre d’appels 9-1-1 de Gatineau bientôt conforme

Près de deux ans après le meurtre sordide de Thérèse Gauvreau qui avait notamment fait ressortir la non-conformité du service 9-1-1, le conseil municipal de Gatineau vient d’autoriser une dépense de 900 000 $ pour des travaux qui permettront au centre d’appels urgents de respecter les normes dictées par le gouvernement du Québec et d’obtenir sa certification auprès du ministère de la Sécurité publique.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) soutient que les travaux nécessaires doivent être exécutés avant la fin de 2019. Ils consisteront principalement à installer deux génératrices et un bloc d’alimentation électrique sans coupure. D’autres travaux de nature électrique et de ventilation sont aussi prévus.

La porte-parole du SPVG, Cynthia Lauzon, assure que l’exécution des travaux n’aura aucun impact sur la qualité des services du centre d’appels urgents 9-1-1. Une fois les travaux réalisés, le SPVG sera en mesure d’obtenir la certification gouvernementale rendue obligatoire par la loi depuis 2010. La certification devra ensuite être renouvelée tous les deux ans.

Gatineau sera l’une des dernières grandes villes à obtenir le certificat de conformité pour son centre d’appels urgents, avec Montréal et Laval. Les villes de Québec, Trois-Rivières, Longueuil et Saguenay ont déjà toutes obtenu leur certification. La MRC des Collines est conforme aux exigences depuis 2013. L’objectif de cette certification provinciale est de normaliser les opérations partout au Québec. Elle vient attester de l’efficacité, du bon fonctionnement de l’équipement et de la compétence du personnel des centres d’appels urgents.

Les travaux de 900 000 $ viennent s’ajouter à une augmentation de 765 000 $ du budget du centre d’appels 9-1-1 qui a permis, à l’été 2017, de procéder à l’embauche de dix nouveaux employés, dont un cadre supplémentaire et un formateur. Les conditions d’embauche ont aussi été ajustées afin de privilégier les compétences et l’ancienneté. Tous ces changements ont été apportés dans la foulée du meurtre de Mme Gauvreau.