Des travaux de réfection d'une conduite d'égout ont causé des dommages importants à la résidence de Jocelyne Gagné.

Le 35, rue Marcotte s'invite dans la campagne

Il ne faut pas confondre le rôle de maire avec celui d'Ombudsman, affirme Maxime Pedneaud-Jobin. Alors que le Bureau de l'Ombudsman a le mandat de défendre « le citoyen », le maire, pour sa part, doit agir en fonction de tous les contribuables, rappelle-t-il.
« Si la Ville n'a pas de responsabilité dans le cas du 35, rue Marcotte, pourquoi tous les contribuables devraient payer ? demande-t-il. C'est ça l'enjeu. Je me dois de défendre l'ensemble des contribuables. On ne peut pas acheter la paix pour acheter la paix. Ça ne serait pas responsable. »
Le Droit publiait, lundi, l'histoire de Jocelyne Gagné, dont la maison s'est mise à craquer de partout après des travaux de réfection d'une conduite d'égout dans le ruisseau Desjardins, situé à 150 pieds de la résidence. Les accusations voulant que l'administration municipale manque d'empathie face à des citoyens aux prises avec un dossier à risque de litige sont rejetées en bloc par le maire Pedneaud-Jobin. « Dans des cas comme ça, quand je réunis tout le monde [liés au dossier] dans mon bureau comme je l'ai fait c'est parce que je veux avoir des réponses, dit-il. Il y a eu plusieurs offres faites à la famille et elles n'ont jamais été acceptées. Les recours qui restent seront malheureusement judiciaires. »
Une occasion pour les opposants du maire
Joint par Le Droit, lundi, le candidat à la mairie et conseiller du district Touraine, où habite la famille Gagné, Denis Tassé, a sauté sur l'occasion pour faire un engagement électoral. Il promet d'instaurer une « culture du suivi » à Gatineau, en un mandat. 
« Plusieurs dossiers sont venus le prouver dernièrement, dit-il. Il faut aider nos citoyens. Il faut les accompagner, surtout dans des cas comme celui du 35, rue Marcotte. Il faut régler ces situations avant qu'elles deviennent trop complexes. Ça va prendre un mandat pour amener ces changements dans l'organisation. J'aurai une discussion claire et franche avec la haute direction pour organiser ce changement de culture. »
M. Tassé était bien au fait du dossier du 35, rue Marcotte. Il a en réalité été le premier élu gatinois à être mis au fait des problèmes la famille Gagné. C'était en mars 2014. Jocelyne Gagné affirme ne pas avoir été impressionnée par l'ardeur avec laquelle son conseiller a fait les choses. Ce dernier, dit-elle, chaque fois qu'il a été interpellé, s'est essentiellement contenté de refiler le dossier au directeur du centre de service de Gatineau, Marc Phaneuf. « M. Tassé est venu pour la première fois en juillet dernier, ajoute M­me Gagné. Il a pris des photos et a admis qu'il aurait dû venir avant. »
Sous une administration dirigée par Clément Bélanger, un dossier comme celui du 35, rue Marcotte, serait « inacceptable », affirme le candidat à la mairie de Gatineau. « La priorité de ma plateforme que je vais dévoiler bientôt sera le service à la clientèle, dit-il. Il faut changer la culture au sein de la Ville. Ça passe par de la formation et un bon plan de gestion des talents. À la base du service à la clientèle, il y a le sourire. Il faut que ça commence par le sourire et ça doit idéalement se terminer par un sourire mutuel. »