L'aéroport de Gatineau

L'avenir de l'aéroport de Gatineau fixé d'ici l'été

La Ville de Gatineau se donne jusqu'au début de l'été pour prendre une décision quant à l'avenir de son aéroport. Les options ne sont pas nombreuses. Ça va passer, ou ça va casser.
La Ville pourrait décider de se désengager totalement de la gestion et du financement de l'aéroport. Cela pourrait vouloir dire la fin des opérations de cette infrastructure qui s'avère être un gouffre financier pour Gatineau, qui doit éponger des déficits année après année.
À l'opposé, les élus pourraient choisir de faire de leur aéroport un véritable levier de développement économique. Mais pour y arriver, le maire prévient que des outils supplémentaires devront être mis à la disposition de l'installation aéroportuaire. Cela pourrait vouloir dire un financement accru.
Le conseil aura une présentation sur la situation financière et sur la gouvernance de l'aéroport au début du mois de mai. Les élus prendront ensuite une décision qui, d'une manière ou d'une autre, sera lourde de conséquences. «Ça fait des années qu'on est assis entre deux chaises avec l'aéroport, explique le maire Maxime Pedneaud-Jobin. On refuse de mettre la clé dans la porte, mais en même temps, on refuse de donner les outils nécessaires à l'aéroport pour lui permettre de s'épanouir. Avant l'été, il faudra avoir posé des gestes.»
Un comité de relance?
Le maire Pedneaud-Jobin est d'avis «en principe» que Gatineau ne peut pas se permettre de perdre une infrastructure de cette importance, le seul aéroport au Québec à l'ouest de Montréal.
«Mais s'il n'y a pas de lumière au bout du tunnel et qu'on sait qu'on va encore perdre une fortune pendant 25 ans, je veux dire, on gère des fonds publics, on ne va pas le garder à n'importe quel prix», a affirmé le maire.
Si Gatineau décide de mettre encore du temps, de l'argent et de l'énergie dans son aéroport, elle ne voudra pas le faire seule, a averti le maire. «Il faut avoir quelque chose comme un comité de relance, dit-il. Et nous ne voudrons pas être seuls autour de la table. Ça va prendre l'aide de Québec et du fédéral. Je pense aussi à nos députés, notamment Stéphanie Vallée qui a déjà exprimé un intérêt pour donner un coup de main.»