Le nouveau conseil d'administration est en mode analyse et refonte des activités.

L'Auto-bouffe pourrait reprendre bientôt

Même en plein coeur de l'été, l'opération relance de la Soupière de l'amitié de Gatineau s'organise lentement, mais sûrement. À tel point que la roulotte de l'Auto-bouffe, qui permet de générer d'importants profits pour la cause, pourrait bien reprendre du service dès la semaine prochaine avec sa vente de hot-dogs et de poutines dans le stationnement du magasin RONA L'Entrepôt du boulevard de la Cité.
Près d'un mois et demi après que la femme d'affaires Huguette Koller ait sauvé in extremis l'organisme de la faillite, en épongeant sa dette et en rachetant ses immeubles, le nouveau conseil d'administration est en mode analyse et refonte des activités.
Le vice-président du conseil, Marc Toutloff, ne cache pas que la tâche n'est pas mince, car il faut identifier les priorités et étudier d'autres alternatives afin de recommencer du bon pied.
«On se rencontre presque toutes les semaines. On est en train de s'assurer qu'on ira dans la bonne direction avec les services donnés. Il faut aussi faire du ménage dans les états financiers. [...] On veut redémarrer l'Auto-bouffe le plus rapidement possible, conserver les dîners de dépannage et aussi la campagne de vente de tartes aux pommes et tourtières à l'automne», soutient-il.
Pour l'instant, depuis que la clé a été mise sous la porte de l'édifice du 306, rue Notre-Dame, c'est la Maison de quartier Notre-Dame en collaboration avec la Soupe populaire de Hull qui préparent les dîners, lesquels sont servis aux gens dans le besoin au Marché Notre-Dame. Le Comité de vie de quartier est également partenaire. Cette entente viendra à échéance le 5 septembre, affirme M. Toutloff.
«On doit prendre notre temps et décider ce qu'on fait, car on devra prendre la relève dès le 8 septembre. Va-t-on continuer avec le support de la Soupe populaire ou embaucher un chef, par exemple? Pour nous, l'important est de pouvoir offrir à la population du secteur la même qualité de services qu'auparavant», ajoute-t-il.
Même s'il indique que l'organisme ne disposera plus des sous pour continuer à offrir des petits-déjeuners dans plusieurs écoles de Gatineau et des environs, le vice-président soutient que le Club des petits-déjeuners du Québec ou Déjeuner pour apprendre pourraient prendre sous leur aile les écoliers qui pouvaient entre autres se mettre sous la dent un muffin, du fromage et une pomme tous les matins.
Selon la coordonnatrice des communications du Club des petits-déjeuners, Sophie Arcand, l'organisation a offert son aide à la Soupière ainsi qu'à la direction de la trentaine d'écoles concernées, mais aucune décision n'a encore été prise, la période des vacances battant son plein.
Il a par ailleurs été impossible de joindre la femme d'affaires Huguette Koller, hier, pour obtenir ses commentaires.