Les contacts entre Gatineau et le gouvernement de François Legault sont constants, dans plusieurs dossiers.

L'arrivée de la CAQ au pouvoir, un changement d’air positif pour Gatineau

Le maire de Gatineau ne donne pas l’impression de regretter l’époque où les libéraux régnaient sur tout le territoire de l’Outaouais et que Stéphanie Vallée occupait le poste de ministre responsable de la région.

C’est un secret de polichinelle que les liens entre Maxime Pedneaud-Jobin et Mme Vallée étaient pour le moins difficiles. L’élection du gouvernement caquiste de François Legault et du ministre responsable de la région, Mathieu Lacombe, a visiblement eu l’effet de changer l’air. Les contacts entre Gatineau et le gouvernement sont constants, dans plusieurs dossiers. Le maire Pedneaud-Jobin dit ne plus compter le nombre de fois où il s’est entretenu avec le premier ministre Legault depuis son élection, il y a un an.

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« Je vais aujourd’hui me contenter de dire que ça va très bien avec le ministre Mathieu Lacombe, affirme le maire. On a presque une relation de tous les instants. La Ville est un joueur important, Québec aussi, et on travaille ensemble dans les dossiers en ayant le même langage. C’est un gouvernement qui veut bien faire, qui a fait une percée dans l’Outaouais et qui souhaite conserver ça. J’aimerais mieux ne pas revenir sur le passé. En toute franchise, je ne vois pas l’utilité de faire le procès de ce qui se passait avant. Mme Vallée n’est plus en politique, je ne trouverais pas ça très élégant de l’attaquer. »

Le dossier du sixième pont à l’Est a cependant donné lieu à des accrochages par médias interposés entre M. Pedneaud-Jobin et le député fédéral de Gatineau, Steven MacKinnon, dans les dernières semaines. Le maire a accusé le député de « travailler en cabochon » sur les ondes du 104,7 FM. La déclaration a fait grand bruit, mais il n’est pas question pour le maire de revenir en arrière. « Mon regret, c’est que l’utilisation de ce qualificatif a fait diversion par rapport à la discussion qu’on doit avoir sur le fond des choses, affirme le maire. Si c’était à refaire, je n’utiliserais pas le même qualificatif, mais pour cette raison-là. »