Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait sa traditionnelle rentrée politique de début d'année mercredi, s'adressant aux médias pour parler de ses priorités en 2019.

L'année 2019 en sera une de négociation et de rayonnement, dit Pedneaud-Jobin

Les négociations sur le transfert d’un point de la TVQ, et plus largement celles entourant le prochain pacte fiscal entre Québec et les municipalités occuperont une grande part de l’agenda du maire de Gatineau en 2019. « Cette année, comme maire, ce sera mon dossier principal, je vais y mettre énormément d’efforts », a prévenu Maxime Pedneaud-Jobin, mercredi matin, lors de sa traditionnelle rentrée politique de début d’année.

Celui qui agit aussi à titre de président du caucus des grandes villes à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a d’ailleurs donné un avant-goût du ton avec lequel il entend défendre l’une des demandes les plus pressantes du monde municipal. Les villes exigent que Québec paie la totalité de ses taxes municipales pour les services que reçoivent ses institutions. 

« Que Québec paie ses taxes devrait, à mon avis, être un a priori avant même de commencer les négociations sur le pacte fiscal, a-t-il lancé. Ce n’est même pas théorique. C’est le pauvre qui subventionne le riche actuellement. Quand Québec annonce des baisses d’impôts sans avoir payé ce qu’il doit aux villes, moi je dis payez vos taxes et ensuite vous ferez des choix, mais l’essentiel c’est de payer ça d’abord. » Pour Gatineau, le paiement de 100 % des tenants lieu de taxes représenteraient environ 4 millions $ de plus par année dans ses coffres. 

Quant au transfert du point de TVQ, le maire Pedneaud-Jobin affirme être convaincu que le gouvernement de François Legault a la volonté de répondre aux préoccupations du monde municipal. « C’est clair que le gouvernement entend respecter son engagement », dit-il, soulignant au passage que les villes devront d’abord s’entendre entre elles sur le mécanisme de partage de l’argent. Dans cette négociation, le maire sera du côté des maires qui souhaitent vivement que plus le développement économique sera fort sur un territoire, plus le transfert de la TVQ y sera important. 

Année de rayonnement

Les premiers mois de 2019 offriront plusieurs opportunités à Gatineau de rayonner, a annoncé le maire Pedneaud-Jobin. La tenue du caucus présessionnel du gouvernement caquiste, à Gatineau, les 30 et 31 janvier, lancera le bal à une série d’événements qui permettront à Gatineau de s’inscrire dans plusieurs des grands enjeux de l’heure. 

Le 21 mars, l’UMQ viendra y tenir le Sommet sur la résilience des villes aux changements climatiques. 

Le caucus des maires des grandes villes de l’UMQ aura eu lieu, aussi à Gatineau, juste avant cet événement. Il y a aussi la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui est attendue à Gatineau ce printemps.

En mai, Gatineau accueillera rien de moins qu’un des événements scientifiques les plus médiatisés au monde. 

Quelque 3500 chercheurs et étudiants en provenance d’un peu partout dans le monde débarqueront à l’Université du Québec en Outaouais pour le 87e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). 

« C’est Gatineau qui rayonne et qui prend sa place, a lancé le maire. C’est Gatineau qui participe aux grands enjeux municipaux et contemporains. C’est très positif et symbolique d’une ville qui émerge dans les enjeux québécois, sinon pancanadiens. »

Élection fédérale

Le maire de Gatineau entend aussi être engagé dans la campagne électorale au fédéral. 

Il a rappelé que les villes de Gatineau et d’Ottawa avaient joué un rôle plus actif lors du dernier scrutin, notamment en organisant des débats. 

Il souhaite répéter l’expérience avec son homologue de la capitale fédérale. 

L’enjeu du financement du train léger et la capacité des villes à s’adapter aux changements climatiques et le poids financier énorme que cela représente pour les municipalités seront au cœur des revendications de Gatineau lors de ce scrutin, a annoncé M. Pedneaud-Jobin.