Le conseiller Martin Lajeunesse

Lajeunesse proposera d'aménager le parc Gendron

Face à la grogne exprimée par plusieurs résidents voisins du parc Lanthier, le conseiller du district de Buckingham, Martin Lajeunesse, proposera une résolution devant le conseil, mardi, afin que le parc Gendron soit aménagé pour accueillir les propriétaires de chiens et leur compagnon à quatre pattes.
Dans sa résolution, M. Lajeunesse demandera à la Ville de Gatineau de libérer une somme de 20 000 $ pour l'aménagement au parc Gendron d'un espace clôturé destiné aux chiens, a-t-il confirmé.
L'échevin s'engage pour sa part à débourser les 5000 $ restants du projet, par l'entremise de son budget discrétionnaire. Si le projet devait aller de l'avant, un protocole d'entente pour la gestion des lieux devra être entériné avec l'Association des propriétaires de chiens de Buckingham (APCB).
La possibilité d'aménager le parc Gendron en espace pour chiens sans laisse avait déjà été évoquée à l'automne dernier par le conseiller, mais aucune proposition formelle n'avait été déposée à la table des élus gatinois. M. Lajeunesse soutient qu'il est temps de régler la situation.
«Il faut que le parc Lanthier retrouve sa vocation initiale. Il n'est pas propice pour les chiens sans laisse», fait-il valoir.
Le parc Lanthier est actuellement le seul endroit dans l'est de la ville où les chiens sans laisse sont acceptés. Converti en parc à chiens en 2008, l'espace vert doté d'un boisé n'est pas clôturé. 
Devant la hausse de popularité du site ces dernières années, le voisinage fait pression depuis déjà longtemps pour que la Ville de Gatineau solutionne le problème. Une rencontre entre une quinzaine de riverains du parc Lanthier, le conseiller et un fonctionnaire a d'ailleurs eu lieu à ce sujet, plus tôt cette semaine, au Centre de services du secteur.
Des gens habitant à proximité du parc disent ne pas se sentir en sécurité et soutiennent que des chiens viennent régulièrement faire leur excréments dans leur cour. Des querelles entre propriétaires de chiens et résidents auraient même eu lieu à certaines reprises.
«C'est un enjeu de cohabitation et de sécurité. Des citoyens nous amènent des photos où on voit des chiens qui se retrouvent dans leur cour arrière. Il n'y a pas de zone tampon et c'est un pâté de maison qui sert de clôture», affirme M. Lajeunesse, qui est lui même résident du quartier concerné.
Selon ce dernier, le parc Gendron représente l'endroit parfait pour aménager un lieu clôturé et sécuritaire puisque le site fait dos au garage municipal et au terrain de golf de Buckingham. Les maisons les plus près se retrouvent de l'autre côté d'une rue.