La signalisation est claire, mais n’est pas respectée, déplorent des résidents du secteur Limbour.

La vitesse inquiète dans Limbour

La vitesse sur la rue Le Roy dans le quartier Limbour à Gatineau est source d’inquiétude, et une citoyenne demande l’intervention de la Ville pour régler la situation.

Aux heures de pointe du matin et du soir, les automobilistes sont nombreux à utiliser les rues Le Roy et du Sommelier comme voies de contournement afin d’éviter les bouchons de circulation sur la route 307.

Diane Grégoire, une résidente de la rue Le Roy, a demandé à la Ville qu’elle lui remette une trousse d’affiches de sensibilisation pour les automobilistes au pied pesant, mais sa requête a été rejetée. 

Il faut une moyenne entre 50 et 55 km/h obtenue par les relevés de vitesse pour se qualifier à la campagne de sensibilisation à la vitesse lorsque la limite maximale permise est de 40 km/h. 

Les mesures de vitesse de la Ville effectuées le 10 juillet 2018 avaient donné une moyenne de 46,3 km/h. La vitesse maximale sur la rue Le Roy est de 40 km/h.

Mme Grégoire conteste le relevé effectué par la Ville en précisant qu’il a été réalisé entre deux courbes, près d’un arrêt, alors que les automobilistes « écrasent » l’accélérateur dans le secteur où la voie est en ligne droite.

Elle fait aussi valoir que le relevé a été effectué seulement une journée et au beau milieu de l’été alors que beaucoup de gens sont en vacances et que la circulation est réduite. 

Une vitesse médiane au lieu d’une vitesse moyenne permettrait en outre d’avoir une meilleure image de la vitesse dans le quartier, ajoute-t-elle.

« C’est un quartier résidentiel. Il n’y a pas de trottoir, il n’y a pas de piste cyclable. Ce n’est pas un quartier où il devrait y avoir de la vitesse », a-t-elle partagé.

Elle déplore aussi que les automobilistes ignorent la signalisation sur la rue du Sommelier près de la rue des Sources donnant seulement le droit de passage aux autobus et aux véhicules autorisés. Si la signalisation était respectée au cul-de-sac fonctionnel, il n’y aurait plus de problème.

« C’est juste une pancarte. Il n’y a pas de blocs de ciment parce que les autobus de la ville y circulent. On espérait que les gens respecteraient “le cul-de-sac”, que les automobilistes n’y passeraient pas, réduisant ainsi le volume de circulation », a expliqué Mme Grégoire.

« Je veux que la conseillère municipale (Renée) Amyot réalise qu’il y a un problème de vitesse et qu’on arrête de balayer ce problème sous le tapis », a raconté Mme Grégoire, précisant que ça fait des années que les résidents exigent une solution.

« Il y a toujours des excuses. Il y a comme une non-volonté à régler un problème. On a beau chialer, mais s’ils ne veulent pas reconnaître le problème... », a déploré Mme Grégoire.

Propos d’Amyot

Mme Amyot a indiqué qu’en vertu du programme, la Ville pourra reprendre des mesures de vitesse sur la rue Le Roy l’année prochaine.

« Les calendriers de mesures pour cet été sont déjà complétés, a précisé la conseillère municipale du district de Limbour. J’ai fait part aux services municipaux de la préoccupation de Mme Grégoire. J’ai aussi transmis ses commentaires en lien avec le choix de la date et aussi de l’emplacement de la plaque de mesure des vitesses. »

La conseillère du district Limbour a mené une consultation sur internet dans le dossier du cul-de-sac. L’exercice, qui s’est terminé samedi, vise à trouver un compromis entre la situation actuelle et celles souhaitées par les résidents du quartier.

« C’est évident qu’il y a des gens qui voudraient que j’ouvre la rue 24 h sur 24, mais je ne ferai pas cela, car le débit véhiculaire est trop élevé entre 6 h et 9 h », a indiqué Mme Amyot, qui croit que la rue devrait demeurer fermée entre 6 h et 9 h.

« À la dernière question, je demande aux gens de m’écrire leurs préoccupations. Je vais donc lire leurs préoccupations et, dans la mesure du possible, améliorer le projet », a-t-elle continué.

Il serait difficile pour la ville de fermer complètement le cul-de-sac fonctionnel en raison des circuits de la Société de transport de l’Outaouais, et parce qu’il faut laisser la voie libre aux véhicules d’urgence de circuler dans le secteur.

Mme Amyot concède qu’il y aura toujours des automobilistes qui ne respecteront pas la signalisation.

« La fermeture complète de la rue n’est pas une option sur la table », a indiqué Mme Amyot.

Pour les excès de vitesse et les infractions aux règlements sur la circulation, la Ville recommande aux citoyens de demander une présence policière accrue.