Les délais pour la construction d'une nouvelle école primaire dans le quartier du Plateau, à Gatineau, forcent la commission scolaire à déplacer environ 300 élèves.

La Ville et Junic rétorquent à la CSPO

La Ville de Gatineau et le promoteur Construction Junic ont procédé ensemble à « une mise au point » à la suite de la sortie publique de la présidente de la commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Johanne Légaré, au sujet du retard dans le projet de construction d’une nouvelle école primaire dans le secteur du Plateau.

La CSPO et sa présidente affirment ne pas être en mesure de faire une offre d’achat dans l’immédiat auprès du promoteur, puisqu’elles attendent la confirmation de la Ville pour les plans d’aménagement.

Mme Légaré estimait, dans notre édition de jeudi, que la CSPO a embauché des professionnels, des ingénieurs et des architectes. « Mais à partir de là, ce sont les négociations entre la Ville et le promoteur pour savoir où sont les rues et tous les services comme les aqueducs et l’Hydro. Ça, la CSPO n’a rien à voir avec ça, mais tant et aussi longtemps que ce n’est pas réglé, on ne peut pas aller de l’avant avec des plans et devis finaux pour qu’on puisse partir en appel d’offres. »

La Ville et Junic rétorquent
En réaction aux propos de la présidente de la CSPO, le maire Pedneaud-Jobin, le conseiller municipal responsable des liens avec le milieu de l’éducation, Jocelyn Blondin et Alain Grandmaison, vice-président immobilier et finances chez Junic, ont conjointement expliqué, par voie de communiqué, que « ce n’est que tout récemment que Construction Junic et la CSPO (se) sont entendus sur les détails d’une transaction pour un terrain précis, mais en date d’aujourd’hui, aucune offre d’achat n’a été déposée par la CSPO pour le terrain visé.

Les trois hommes affirment que «la CSPO doit d’abord déposer une offre d’achat sur le terrain convoité. Construction Junic pourra ensuite finaliser son plan pour l’ensemble du projet».

La Ville et Junic affirment que «la CSPO a tout ce qu’il lui faut pour déposer une offre d’achat et amorcer les travaux de la préparation de l’école. Sans offre d’achat en bonne et due forme, le promoteur ne peut pas déposer de projet à la Ville, et sans dépôt de projet, la Ville ne peut rien faire avancer. Ce processus très clair a été expliqué à la CSPO à plusieurs reprises.»

La conseillère municipale Maude Marquis-Bissonnette, du district où l’école sera construite, s’étonne également de la position de la présidente de la CSPO :

«Faut que la commission scolaire achète le terrain. Il faut qu’elle le fasse rapidement [...] La réaction de Mme Légaré est surprenante parce que nous, on est disponible, on est là. À partir du moment où la transaction se fait, nous, (pour) nos services [...] ça va devenir notre priorité.»