Dans son rapport, le vérificateur Alain Girard pointe du doigt des retards importants et un manque d'homogénéité dans les demandes de permis. Au total, il y aurait 600 demandes en attente. « Dans cette quantité-là, il y a des retards vraiment importants, qui peuvent aller jusqu'à cinq ans. »

La Ville doit exiger des comptes à la STO, dit le VG

Dans un geste rarissime, mardi matin, le vérificateur général de la Ville de Gatineau, Alain Girard, soutient que l'administration municipale ne surveille pas assez étroitement les dépenses de la Société de transport de l'Outaouais (STO).
C'est la première fois que M. Girard dépose un rapport occasionnel, en cours d'année. Il y souligne un «manque de communication» et des problèmes «d'arrimage» entre la Ville et la STO.
«La Ville donne un montant de 50 millions $, ce serait normal qu'elle ait un droit de regard», a-t-il indiqué durant la séance du comité plénier.
Le vérificateur général recommande notamment l'établissement d'un protocole d'entente cadre entre la Ville et la STO. Selon lui, ce mécanisme de reddition de comptes offrirait à Gatineau un meilleur contrôle sur la STO au niveau financier, tout en «respectant l'autonomie et l'expertise» de la société de transport.
Le maire de Gatineau et président de la STO, Maxime Pedneaud-Jobin, précise toutefois que la STO a déjà annoncé dans les dernières semaines que l'imputabilité et la reddition de comptes est une priorité du nouveau conseil d'administration de la société de transport.