La STO a annoncé des modifications à son réseau.

La STO fait une «acquisition préventive» de 1,15 M $

La STO a mis la main sur les 3,9 km de rails situés entre les boulevards Lorrain et de l'Aéroport, jeudi, afin de préparer un possible prolongement du Rapibus.
La transaction de 1,15 million de dollars avait déjà été approuvée en mars dernier lors d'une autre réunion du conseil d'administration de la STO.
Bien que rien n'assure que des autobus rouleront sur ce corridor dans un avenir rapproché, le président Gilles Carpentier assure qu'il s'agit d'un choix «prudent». «C'est une acquisition préventive, une mesure de gestion de risque, dit-il. Il y a un avantage à faire ça maintenant.»
Après avoir acheté les 15,2 km de rails entre le pont Prince-de-Galles et le boulevard Lorrain en2010 et2012, la STO possédait une option d'achat pour le tronçon Lorrain-de l'Aéroport. Mais cette dernière arrivait bientôt à échéance, d'où la décision du printemps dernier.
En mêlée de presse, Gilles Carpentier a présenté le dilemme qui se présentait au conseil d'administration. «Soit on paye le prix du marché actuel et on accélère nos processus administratifs, soit on paye beaucoup plus cher plus tard et on ralentit tout.»
La directrice générale Line Thiffeault a aussi voulu dissiper les doutes quant au bien-fondé de la transaction. «À moyen terme, c'est certainement pertinent de prolonger le Rapibus jusque là. [...] Il ne faut pas oublier qu'on a dans ce secteur un important bassin de population», a-t-elle résumé.
Et même si le projet ne se réalise pas, la STO ne sera pas prise au dépourvu, assure M. Carpentier. «La STO a toujours l'option de vendre.»
Du côté du prolongement du Rapibus jusqu'au boulevard Lorrain, «le projet suit son cours», a confirmé le président de la STO. Il n'a toutefois pas voulu parler d'échéanciers.
Des plans pour l'avenir
Par ailleurs, lors de la réunion de jeudi, le c.a. de la STO a également octroyé deux contrats de 85000$ pour mieux définir la voie que doit emprunter le transporteur public.
La firme CIMA+ sera responsable de mettre à jour les normes de service - ce que le transporteur considère comme souhaitable en terme de durée et de fréquence des trajets, entre autres.
«Les normes actuelles sont en vigueur depuis 1992 et le réseau de la STO a bien changé depuis», a expliqué le président Gilles Carpentier.
La firme d'experts-conseils CIM sera quant à elle responsable de l'élaboration du Plan stratégique 2016-2026 de la STO, qui doit tracer les grandes lignes de l'avenir du transporteur public.
Les deux documents doivent être livrés d'ici l'an prochain.