La STO embauchera une firme externe

La Société des transports de l'Outaouais (STO) se lance dans un vaste examen de conscience dans l'espoir de réparer le « bris » de confiance avec la population.
Le transporteur gatinois a annoncé, vendredi matin, qu'une firme externe sera mandatée pour examiner de fond en comble les façons de faire de l'organisation.
« Avec le lancement du projet Rapibus, la STO a vécu un bouleversement important, affirme le maire Maxime Pedneaud-Jobin. C'est venu avec un certain nombre de bons coups et un certain nombre de difficultés. Donc ce que le conseil (d'administration) a déposé aujourd'hui, c'est une intention pour faire un certain nombre de remises en question par rapport aux pratiques de gestion, aux services rendus aux usagers, aux dépenses de la STO. »
Le maire souligne que le moment est bien choisi pour faire une remise en question des pratiques de la STO, puisque son c.a. - tout comme le conseil municipal - est composé de plusieurs nouveaux membres.
« Ça fait 15 ans de croissance assez importante qu'on a connue à Gatineau. Donc, on veut faire le point sur où on en est comme organisation. »
« Rien à l'abri »
Absolument toutes les activités de la STO seront passées au crible. « Rien ne sera à l'abri », soutient le futur président du transporteur public, le conseiller Gilles Carpentier, ajoutant que « l'usager est au coeur de tout » ce qui sera proposé.
L'élu sera responsable de coordonner le mandat, d'une durée de 12 à 18 mois.
La firme choisie mettra en branle cinq chantiers. Un retour complet sur la planification du Rapibus sera effectué afin de comprendre les ratés et « souligner les bons coups ». « On demande à la direction générale de procéder à une analyse complète du projet Rapibus, de sa conception jusqu'à sa mise en oeuvre », affirme-t-il.
Dans la même veine, une analyse de la gestion de projets en collaboration avec la Ville et des partenaires sera demandée. « Il ne faut plus répéter les erreurs du passé », a expliqué M. Carpentier.
Le mode de gouvernance sera aussi réévalué. La STO souhaite mettre un terme aux conflits qui ont miné les rapports entre le transporteur et la Ville, son principal bailleur de fonds.
« Il y avait peut-être une relation plus conflictuelle dans les deux dernières années en particulier. Parce que l'idée de toujours augmenter les montants budgétés par la Ville, ça commençait à devenir lourd », affirme la conseillère Denise Laferrière, précisant que la STO est financée à 47 % par la Ville.
Un budget 2015 respectant une volonté de diminuer les dépenses sera d'ailleurs déposé. « Il faut que la STO explore des sources de revenus différentes, variés, créatifs et innovateurs », ajoute M. Carpentier.