Les usagers de la STO s'attendront à ce que les améliorations apportées à grands frais au Rapibus, en janvier, aient un effet immédiat sur la qualité du service.

La STO devra réviser ses dépenses, dit le prochain président

Les Gatinois peuvent s'attendre à ce que le prochain président du conseil d'administration de la Société de transport de l'Outaouais (STO), Gilles Carpentier, tienne très serrés les cordons de la bourse du transporteur public au cours des prochaines années.
Le conseiller municipal qui prendra la place du maire Maxime Pedneaud-Jobin à la présidence de la STO le printemps prochain a répété, mercredi matin, être très préoccupé, «comme le reste du conseil municipal» de la croissance de la quote-part de la Ville de Gatineau.
La contribution financière de la Ville à la STO a encore une fois augmenté cette année, passant de 49 millions $ à 52 millions $. «On a un devoir de revoir les pratiques et on veut procéder dès cette année, a indiqué M. Carpentier. Le diagnostic organisationnel devra inclure les pratiques administratives de la STO, ainsi qu'une révision des dépenses.»
Gatineau finance 47 % du budget de la STO. Cette contribution est comparable à celles que font les villes de Laval, Longueil et Québec qui contribuent respectivement à 47 %, 46 % et 48 % au budget de leur société de transport en commun.
Gilles Carpentier précise ne pas tenir compte de ce genre de comparaison. «J'ai une réserve face à ce type de comparaison, dit-il. Les conditions, les circonstances et les facteurs sont différents d'une ville à l'autre. Il faut vraiment faire attention dans les comparaisons. Je suis préoccupé par l'augmentation de la quote-part de la ville et nous voyons l'exercice que nous allons amorcer comme un levier pour régler cet enjeu-là.»