Le maire Maxime Pedneaud-Jobin soutient que le personnel de son cabinet a toute la lattitude requise pour intervenir sur les réseaux sociaux.
Le maire Maxime Pedneaud-Jobin soutient que le personnel de son cabinet a toute la lattitude requise pour intervenir sur les réseaux sociaux.

La rigueur plus importante que les malaises de certains élus

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est conscient que les interventions répétées des membres de son cabinet sur les réseaux sociaux peuvent parfois provoquer un malaise chez certains élus, mais «une rigueur dans le partage des faits, c’est plus important que les malaises de certains», insiste-t-il.

Le personnel politique du cabinet du maire a toute la latitude requise pour intervenir auprès des citoyens et des élus sur les réseaux sociaux, précise M. Pedneaud-Jobin. Ces derniers s’expriment clairement comme membres du cabinet et le maire affirme en assumer la responsabilité. «Ils font leur travail et je me fie à leur jugement, dit-il. Je cautionne leur présence sur les médias sociaux, qu’ils argumentent, qu’ils diffusent de l’information, apportent des nuances et rectifient des faits. Le seul guide que je leur donne, c’est que ça doit se faire avec respect. Je m’attends à ce qu’ils interviennent et ils le font bien et avec professionnalisme.»

L’importance prise par les médias sociaux dans la politique municipale oblige une présence accrue sur ces plateformes, estime M. Pedneaud-Jobin. «Pour moi, c’est une question de saine diffusion de l’information, de transparence et de capacité d’action, explique-t-il. J’ai des valeurs, des principes, des projets, et pour les faire avancer, il faut aussi agir sur les réseaux sociaux. Ça fait partie de notre travail en 2019. Les gens ne devraient pas se sentir mal à l’aise qu’on précise des faits. C’est dans l’intérêt du débat démocratique que les faits véhiculés soient exacts.»

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Quant aux interventions du personnel politique auprès d’élus, notamment de la conseillère Louise Boudrias qui affirme être mal à l’aise avec cette stratégie de relation publique, le maire précise que ce n’est pas l’élue qui est ciblée, mais les gens qui interviennent sur ses publications. «Moi, mon malaise le plus important, c’est quand on véhicule des faits qui sont faux et je pense que ça, il faut le corriger, dit-il. Entre deux malaises, moi, ma priorité, c’est que l’information qui circule soit exacte.»

Le 104,7 FM

Il ne faut pas voir les nombreuses interventions du cabinet du maire auprès du 104,7 FM sur Facebook comme la démonstration que ce média est particulièrement ciblé, insiste M. Pedneaud-Jobin. «Je ne cible pas un média ou un autre, ce que je cible, c’est l’inexactitude, dit-il. Quand des choses qui ne sont pas vraies sont dites, il faut les corriger. Ce n’est pas en fonction d’un média ou d’un autre, c’est en fonction de l’inexactitude. Peut-être que ça adonne que dans certains médias, il y a des erreurs plus souvent et que ça implique qu’on intervienne plus souvent.»

M. Pedneaud-Jobin reproche aussi aux médias en général le très peu de modération qu’ils font sur leurs réseaux sociaux. «Ça aussi, ça nous oblige à intervenir plus souvent et selon moi, c’est dans l’intérêt de la précision, de la capacité à débattre sur de vrais faits et de la transparence. Pour moi, c’est de la diffusion saine d’information.»

Le maire de Gatineau n’entend pas changer de stratégie sur les réseaux sociaux. «On le fait et on va continuer de le faire encore longtemps, parce que les réseaux sociaux font partie de l’environnement politique», conclut-il.